Mieux identifier les esclaves modernes : l’appel du rapporteur de l’ONU


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Mieux identifier les esclaves modernes : l’appel du rapporteur de l’ONU
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Urmila Bhoola, le rapporteur spécial des Nations Unies est de passage en Belgique. Hier, jeudi 26 février, elle a demandé au gouvernement de s'investir davantage dans la lutte contre tout type d'esclavage moderne. Selon le rapporteur, l'identification des victimes peut être plus performante dans notre pays.

enfant esclaveAu terme de sa visite de huit jours en Belgique, le rapporteur spécial des Nations Unies, la Sud-Africaine Urmila Bhoola, a salué les efforts de lutte contre l'exploitation des êtres humains entrepris sur notre territoire. "Je suis contente que des unités spéciales qui examinent les plaintes pour exploitation existent au sein de l'inspection sociale et du travail et de la police", a-t-elle exprimé. L'"esclavage moderne" couvre différentes réalités telles que la traite des êtres humains, le travail forcé, le travail des enfants, l'exploitation sexuelle, les mariages forcés/arrangés et la servitude pour dettes.

Identifier et reconnaître les victimes

Rapporteur spécial pour les formes modernes d'esclavage depuis le 2 juin 2014, Urmila Bhoola a passé la semaine écoulée à découvrir le système juridique belge. Durant sa visite à Gand, Anvers, Namur et Bruxelles, elle a notamment insisté sur la nécessité de former tous les acteurs de première ligne (services sociaux, de police, d'inspection…) à l'identification et à la reconnaissance des victimes d'esclavage. "Les victimes potentielles, comme les enfants et d'autres groupes fragiles, ne sont pas toujours recherchées, identifiées ou renvoyées vers les instances adéquates, d'où le risque persistant qu'elles soient exploitées ou maltraitées", a-t-elle ajouté. L'approche multidisciplinaire de la Belgique dans la lutte contre l'esclavage moderne et la traite des êtres humains a été applaudie par le rapporteur qui a également salué le système des titres-services, qui, selon Urmila Bhoola, contribuerait à diminuer le risque d'abus. Elle a encouragé la multiplication des campagnes de sensibilisation et a plaidé pour une meilleure centralisation des données ainsi que des sanctions sévères pour tous les abuseurs.

1.500 esclaves modernes belges

Selon une enquête de la fondation australienne Walk Free, dont a fait écho Le Vif en novembre dernier, des pratiques diverses de l'esclavage moderne ont été relevées dans les 167 pays couverts par l'étude. La majorité des abus sont enregistrés en Afrique et en Asie. L'Inde, la Chine, le Pakistan, l'Ouzbékistan et la Russie comptabilisent à eux cinq 61% des personnes exploitées. Toujours selon l'étude australienne, il y aurait en Belgique environ 1.500 victimes de l'esclavage moderne, soit 0,013% de la population.

S.T. (Avec Belga/Le Vif)


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