4e sommet des Nations-Unies sur les PMA


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4e sommet des Nations-Unies sur les PMA
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Le quatrième sommet des Nations-unies sur les pays les moins avancés (PMA) vient de se terminer à Istanbul ce 13 mai et c'est la déception pour le CNCD-11.11.11.(*) qui déplore le manque d’ambition des gouvernements en matière de politiques de développement. En effet, la Déclaration d'Istanbul ne fait aucune mention forte, réaffirmant tout au plus des engagements qui figuraient déjà à l'issue du sommet de 2001 à Bruxelles, il y a 10 ans. Les principaux sujets de friction furent l'aide publique au développement (l'APD) et les enjeux de commerce.

Stagnation de l'APD et débat sur le commerce

Les pays donateurs ne sont pas favorables à la hausse de l'APD et les engagements pris à Bruxelles ont été reconduits sans modification notable. Concrètement, l'objectif est la hausse de 0,05% du PNB des pays donateurs en aide aux pays les moins avancés, mais vu le contexte de crises financières et économiques, cela se bornera à rester un vœux pieux.

En ce qui concerne le commerce avec les PMA, la possibilité d'un accès libre, sans quotas ni taxes des produits des PMA aux marchés des pays industrialisés, a fait l'objet de tensions entre ceux qui bénéficient déjà de mesures préférentielles et les autres. Un pays qui aurait enregistré suffisamment de progrès pour sortir de la catégorie PMA, n'est pas, pour autant, sorti de la misère économique car le manque d'infrastructures adéquates, de technologies modernes et les déficiences énergétiques restent préoccupants.

Le CNCD-11.11.11. découragé

Selon l'organisation, les pays industrialisés ne sont généralement pas les meilleurs alliés des PMA et peuvent s'avérer de redoutables concurrents sur les matières commerciales. Arnaud Zacharie, secrétaire général du CNCD-11.11.11 déplore ce manque de cohérence: "Les pays industrialisés ont l’habitude de reprendre d’une main ce qu’ils donnent de l’autre, en mobilisant des budgets d’aide au développement d’une part, mais en menant d’autre part des politiques commerciales, fiscales ou migratoires qui représentent autant de freins au développement des pays les plus pauvres".

Et selon Oumou Zé, chargée de recherche au CNCD-11.11.11: "la communauté internationale parle depuis maintenant plus de 50 ans de réduction de la pauvreté et de développement, mais enregistre des résultats insuffisants au regard des défis globaux qui s'accroissent".

Plus d'infos sur: www.cncd.be

CNCD/SB

(*)Le Centre national de coopération au développement (CNCD-11.11.11) est la coupole d’une septantaine d'ONG de développement, de syndicats et d'associations d'éducation permanente engagées dans la solidarité internationale en communauté française et germanophone de Belgique.

Catégorie : L'actu

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