A l’heure où le monde chrétien se prépare à rendre un hommage particulier aux défunts à l’occasion de la Toussaint, les crématoriums ne désemplissent pas. Plus de la moitié des Belges optent aujourd’hui pour la crémation.
Les familles traversant un deuil sont nombreuses et plus de la moitié d’entre elles optent pour la crémation. Ce choix a pris de l’ampleur ces dernières années et a poussé les 8 crématoriums de la Fédération Wallonie-Bruxelles à se regrouper en une association. Cette dernière s’est tournée vers l’université de Liège pour lui commander une étude vissant à établir un cadastre des infrastructures et déterminer si les crématoriums nouvellement associés étaient capable de répondre à une demande qui ne cesse de grimper. En 2013, il y a eu 3000 incinérations de plus que l’année précédente, soit un total de 59.000. Les citoyens du nord du pays sont les plus nombreux à choisir le crématorium. Sans doute car ils y sont plus nombreux et implantés depuis plus longtemps que dans le reste du pays. La Flandre enregistre en effet 64% de crémations, contre 55% pour Bruxelles capitale et 38% pour la Wallonie.
Facteur important: la proximité
Mais la Wallonie et Bruxelles ont depuis comblé leur retard en infrastructures. Ces deux régions disposent aujourd’hui de 8 crématoriums situés à Mons, Charleroi, Liège, Welkenraedt, Ciney, Court-Saint-Etienne, Frasnes-les-Anvaing et Uccle. Un crématorium supplémentaire est également prévu à Evere. "Plus on habite à proximité d’un crématorium, plus on y a recours. Les critères de distance et d’accessibilité sont donc primordiaux", estime Gilles Condé, attaché de recherche au SEGEFA, le Service d’Étude en Géographie Économique Fondamentale et Appliquée de l'université de Liège, interrogé par la RTBF. "Désormais", poursuit-il,"98% de la population wallonne et bruxelloise habite moins de 20 kilomètres d’un crématorium. Le nombre d’infrastructures est suffisant, même pour répondre à une augmentation de la demande dans les 15 années à venir."
L'Association des Crématoriums Wallonie-Bruxelles a annoncé qu’elle allait dresser une charte éthique permettant "d’uniformiser les méthodes de prise en charge et de manipulation du corps, d’avoir une traçabilité commune du défunt, depuis son entrée au crématorium jusqu’à la remise de l’urne aux familles", a précisé Philippe Dussard, directeur général de Néomansio, l’intercommunale chargée de l gestion des crématoriums de Liège et Welkenraedt. De nouvelles synergies vont ainsi voir le jour.
En Belgique, il existe au total 17 crématoriums.
S.T. (d’après la RTBF)

