Les petites mains de la « Saint-Vincent-de-Paul »


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Les petites mains de la « Saint-Vincent-de-Paul »
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
3 min

"Je voudrais enserrer le monde dans un réseau de charité". Ces mots prononcés par Frédéric Ozanam, le fondateur de la société de Saint-Vincent-de-Paul (SVP), résument bien l’action entamée par l’organisation depuis près de deux siècles. Présente un peu partout dans le monde aujourd’hui, la société de Saint-Vincent-de-Paul a aussi une antenne à Profondeville. L’équipe de rédaction locale a recueilli son témoignage.

SVP ProfondevilleMarc Balfroid, un des piliers de l’antenne de St Vincent de Paul à Profondeville, explique son rôle: "Tous les mois, je reçois des appels de personnes précarisées. De personnes qui ont, régulièrement ou parfois, des difficultés à joindre les deux bouts… dont quelques-unes envoyées par le CPAS. Je leur apporte un colis alimentaire pour un mois, composé des vivres venant de la Banque alimentaire, du pain de chez le boulanger à Profondeville et, s’il manque quelque chose, je le complète avec des achats dans une grande surface. Je remplis chaque colis avec du café, des fruits et légumes frais, des pâtes, de la charcuterie… même des bonbons, ce qui fait toujours plaisir! Soit dit en passant… le pain dans chacun des colis est offert gracieusement par un Profondevillois généreux, qui veut rester anonyme. Comme quoi, chacun peut apporter sa petite pierre à l’édifice!

Distribution de vivres

Depuis près de quarante ans que vous agissez, y a-t-il une anecdote à raconter?

Je me rappelle d’une dame à qui j’ai dû récemment porter un colis, à la Hulle. Quand j’arrive, je me rends compte que c’est au 3e étage et qu’il n’y a pas d’ascenseur. C’est que je ne suis plus tout jeune, et ces colis pèsent bien lourds… Surgit comme par enchantement un jeune homme, qui m’aide gentiment à monter les sacs. Une fois arrivé en haut, je sonne à la porte de la dame en question, pas de réponse… que vais-je faire? J’ai alors sonné à l’autre porte sur le même palier, et ô surprise, la voisine m’ouvre, et me propose gentiment de garder les sacs et de les lui remettre plus tard. Le soir, la dame qui avait reçu entretemps ce colis m’appelle pour me remercier chaleureusement pour son contenu. Ce fut dur de monter tous ces escaliers, mais malgré ce contretemps, j’ai été aidé dans ma tâche, et la dame est contente… ce sont là des petits moments heureux dans mon action.

 

La Société St Vincent de Paul, une affaire d’équipe. Est-ce que de l’aide, même ponctuellement serait bienvenue?

Effectivement, je ne suis pas seul dans ce groupe. Il y a le trésorier, la personne qui va chercher les vivres à la banque alimentaire de Meux pour les amener au presbytère… Enfin, il y a quelques "petites mains" qui nous aident ponctuellement à descendre les caisses à la cave afin d’être triées. Il y a aussi les bénévoles ponctuels - comme ceux de la chorale - qui m’aident dans les opérations de récolte en grandes surfaces.

La SVP est un chemin généreux à l’échelon local et indispensable pour beaucoup de personnes seules et qu’il nous faut découvrir parce qu’elles sont elles-mêmes gênées et isolées dans leur pauvreté.

Il est évident que cela nous soulagerait d’avoir une ou plusieurs personnes à nos côtés. On ne sait pas de quoi demain sera fait… Et les plus démunis ont besoin de nous! Quelques heures par semaine suffiraient pour aider à récolter les vivres et au besoin, les distribuer. C’est une expérience personnelle très riche que nous partagerions volontiers!"

Propos recueillis par Aline DE PRET (Edition missionnaire le Passeur)


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