L'année consacrée à la diaconie sera officiellement lancée ces 17 et 18 octobre, à Beauraing, lors d'une journée de ressourcement suivie d'une journée d'étude. Le Père Alain Thomasset s.j. sera le guide spirituel de ces moments destinés, en priorité, aux acteurs pastoraux.
Il s'agira, dans un premier temps, d'appréhender ce terme de diaconie, d'en comprendre toute sa richesse. La diaconie n'a pas qu'une dimension solidaire ou encore caritative, elle fait partie de la vie de chaque baptisé. Mgr Vancottem a décidé d'en faire "le" chantier diocésain de l'année.
La diaconie: un terme pour le moins inhabituel dans le langage courant. Il est par contre plus fréquent dans le langage de l’Eglise où on peut le lire dans plusieurs textes de la Bible. Chez la plupart d’entre nous, le terme de diaconie est immédiatement associé au diacre voire au diaconat. C’est exact mais beaucoup trop restrictif. Pour Alain Schoonvaere (photo), diacre permanent et membre de l’équipe de pilotage qui a réfléchi et mis sur pied cette année, "la diaconie désigne en premier lieu la mission du Christ lui-même mais aussi la façon de vivre les relations humaines dans l'Eglise et hors de l'Eglise selon la logique du Christ. La mission des disciples, qui se disent ‘serviteurs’, intègre également l'annonce de la Parole sans oublier l'entraide dans les communautés."
Et de poursuivre: "Nous allons prendre le temps durant une année d’expliciter ce terme réservé à 'usage interne' de l’Eglise pour en (re)découvrir l’origine et le sens spirituel. La diaconie n’est pas un accessoire de l’Eglise mais elle appartient à sa nature, à sa raison d’être". La diaconie en d'autres termes encore est une manière de vivre le service de l'amour de Dieu. Elle se décline de plusieurs manières en allant, par exemple, au devant des plus petits, en apportant aide et réconfort aux laissés-pour-compte de notre société.
L'Eglise et plus particulièrement l'Eglise diocésaine n'a pas attendu cette année de la diaconie pour s'activer. Les visiteurs de malades, de prison, Vivre Ensemble... multiplient leurs efforts pour apporter aide et réconfort. Ce ne sont là que quelques-uns des exemples de la mobilisation qui existe sur le terrain. Des représentants de ces associations, de ces pastorales et de beaucoup d'autres encore seront à Beauraing pour la journée d'étude du 18 octobre.
Partout dans le diocèse
Ces deux journées sont le point de départ de rencontres qui auront lieu, tout au long de l'année, dans les régions pastorales, dans les paroisses, les secteurs... Ces rencontres seront l'occasion de se rendre compte de ce qui se fait déjà sur le terrain, de ces lieux où les chrétiens sont déjà fort impliqués. Elles permettront encore de redécouvrir combien la diaconie est source de vie pour les communautés. Ensemble, il s'agira de s'interroger, de réfléchir sur comment aller à la rencontre de l'autre, plus fragile. Une rencontre qui est un enrichissement pour tous.
Il s'agira d'inscrire la diaconie au coeur de la vocation de baptisé: l'aide, le service à l'autre ne sont pas qu'affaire de spécialistes. C'est à chacun de s'investir à la mesure de ses moyens. Les rencontres devraient aider à changer le regard que l'on porte sans doute maladroitement sur le plus fragile. Comprendre que lui aussi peut nous aider dans la vie. Il existe déjà, un peu partout dans le diocèse, des initiatives. Les rencontres des 17 et 18 octobre, les rendez-vous programmés tout au long de l'année devraient encore si pas créer de nouvelles initiatives, dynamiser celles déjà en place. Toutes ces réunions devraient aussi aider à installer des petits groupes qui assureraient le suivi.
Destinées aux acteurs pastoraux - évêques, prêtres, diacres, assistants paroissiaux,… - ces deux temps forts dans la vie de l’Eglise diocésaine se dérouleront aux Sanctuaires de Beauraing. Le 18 octobre 2015, une journée festive d'envoi est d'ores et déjà programmée.
L'équipe qui met en place ce chantier diocésain est bien sûr mobilisée. Et dans l'équipe, on trouve le doyen Jules Solot. Pour lui, l'aventure de la diaconie fait déjà partie de son quotidien. ''Je suis habité par la diaconie depuis toujours, explique Jules Solot. J'ai l'impression d'être enfin pris au sérieux. J'y crois.''
Texte et photo: Diocèse de Namur

