Une délégation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) était à Rome le 26 juin dernier, à l'invitation de la Communauté de Sant'Egidio, qui avait déjà servi de médiateur en 2005.
La Communauté de Sant'Egidio s'est acquis une belle réputation en matière de règlements des différends internationaux et de mise en place de médiations. Elle a notamment obtenu des résultats très substantiels au Mozambique, en Algérie, aux Philippines et au Kosovo. Son attention se porte, cette fois, sur la République démocratique du Congo, où le processus de désarmement des FDLR continue de poser problème. Celui-ci n'est effectivement pas du goût de Kigali, qui accuse certains dirigeants de cette rébellion d'avoir participé au génocide de 1994.
Prétendant représenter les intérêts des Hutus rwandais des camps de réfugiés en RDC créés en 1994, les FDLR étaient donc à Rome, le 26 juin dernier, pour une réunion de médiation, à laquelle participaient également plusieurs envoyés spéciaux de la communauté internationale pour les Grands Lacs et le patron de la Monusco, Martin Kobler.
Un dialogue inclusif avec Kigali
Si, côté onusien, on assure que l'objectif de la réunion est d'accélérer le processus de démobilisation amorcé. Côté FDLR, on dit espérer que les représentants de la communauté internationale accepteront de soutenir un dialogue rwandais inclusif avec Kigali, ne se limitant pas seulement aux rebelles hutus rwandais, mais élargi à tous les partis politiques en exil et aux réfugiés rwandais dispersés à travers le monde.
P. A.

