C'est la quatrième fois que la Fondation Roi Baudouin se penche sur la ségrégation scolaire en relisant les résultats des tests Pisa. Des résultats qui sont publiés ce jeudi dans les journaux Le Soir, De Morgen et De Standaard.
Pisa, ces épreuves internationales qui testent les élèves de 15 ans dans 65 pays tous les trois ans révèlent, depuis 2003, les écarts importants entre les performances scolaires des jeunes d’origine étrangère et celles des autochtones. Aux derniers tests, en 2012, l’écart de résultats entre autochtones et élèves issus de l’immigration s’est réduit en Fédération Wallonie-Bruxelles, mais s’est creusé en Flandre.
Selon l'étude, les écarts de performances dépendent fortement de l’origine socio-économique et ethnique des élèves. Les élèves de milieux défavorisés et/ou issus de l’immigration ont tendance à avoir des résultats plus faibles. En Flandre, l’immigration étant plus importante, la ségrégation scolaire est aussi plus marquée.
La mixité sociale d’une école a davantage d’impact sur les résultats scolaires que le statut socio-économique ou l’origine des élèves, soulignent les journaux qui publient les résultats. Il faudrait donc mélanger élèves forts et faibles dans les mêmes bonnes écoles afin que les élèves faibles obtiennent ainsi de meilleurs résultats. Suivre ainsi l'exemple des pays scandinaves où un tronc commun a été créé pour les élèves jusqu’à 15 ans.
S.B
