Bioéthique : l’enfant a le droit de connaître ses origines biologiques


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Bioéthique : l’enfant a le droit de connaître ses origines biologiques
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
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À l'issue d'un long débat de trois heures, le 7 avril dernier, le Sénat français est finalement revenu sur une disposition pourtant avalisée en commission et a décidé que les donneurs de sperme et les donneuses d'ovocytes resteront anonymes. Une décision que regrette l'Alliance pour les Droits de la Vie. Pour elle, l'enfant a le droit de connaître ses origines biologiques.

Pour Xavier Mirabel, président de l'Alliance pour les Droits de la Vie, "lever, en l'encadrant, l'anonymat du donneur de gamète est une question de droit et de justice: l'enfant a le droit de connaitre ses origines biologiques, qui participent à façonner son identité et sa personnalité au même titre que les liens affectifs et relationnels". "De plus", poursuit-il, "cacher les origines biologiques ressemble à un grand 'secret de famille', dont le médecins procréateurs tiennent les scellés. A l'heure de la médecine prédictive, peut-on en toute justice laisser quelqu'un dans l'ignorance des antécédents médicaux de ses parents biologiques?"

Pour l'Alliance pour les Droits de la Vie, le refus de reconnaître un droit d'accès aux origine biologiques des personnes nées de donneurs de gamète constitue donc "une bombe à retardement car elle exacerbe leur colère en perpétuant une discrimination injustes".

Par ailleurs, concernant la pratique du diagnostic prénatal, l'Alliance déplore le retrait de l'expression "lorsque les conditions médicales le nécessitent" au sujet de la prescription des examens prénataux. Elle alerte sur l'étau juridique qui se resserre autour des médecins, sur le manque de liberté d'exercice de leur profession, ainsi que sur la fuite en avant vers "toujours plus d'examens prénataux", qui dessinent une "traque" du handicap et rendent les grossesses anxiogènes. "Une société qui prépare l'avenir se doit plutôt d'accueillir et protéger le plus vulnérable, qu'il soit handicapé ou atteint d'une grave maladie", estime l'association. (CtB/CP/PA)


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