Vincent Blondel a été élu ce mardi 24 mars pour un mandat de cinq ans à la tête de l'UCL. L'actuel doyen de la faculté de polytechnique, s'est dit "enchanté par l'issue de l'élection et porté par la communauté universitaire dans ce défi qui fait face à l'université."
En cette matinée du 25 mars, le président de la commission électorale chargé d’organiser l’élection du nouveau recteur de l’Université Catholique de Louvain (UCL) a officialisé les résultats de second tour. Avec 57,77% des voix, Vincent Blondel sera le prochain recteur de l’université. Son challenger, Vincent Yzerbyt, a récolté 40,21% des suffrages et le taux de vote blanc s’élève à 2,02%. Le nouveau recteur entrera en fonction le 1er septembre 2014 et succédera à Bruno Delvaux.
Dynamiser l'institution
Le doyen de l’école polytechnique de Louvain avait mis l’accent sur le développement d’une "dynamique nouvelle" et "responsable" au sein de l’université. Il souhaite apaiser une communauté universitaire trop souvent bousculée par des réorganisations internes. En dynamisant l’institution, Vincent Blondel veut améliorer la gestion de la massification de l’enseignement supérieur. Il compte davantage encourager la recherche et les initiatives locales. Il pousse la communauté universitaire à s’impliquer et à prendre conscience de sa place au sein de l’université et encourage l’institution à prendre position au sein de la société.
Le développement des cliniques universitaires (Saint-Luc à Bruxelles et Mont-Godinne à Namur) est également un point spécifique du programme du futur recteur. Il s’engage à améliorer leur attractivité médicale dans un contexte hospitalier difficile et de plus en plus compétitif.
Le candidat élu prône également un meilleur positionnement international de l’université. "Je souhaite qu’un effort considérable d’internationalisation soit accompli par l’UCL dans les années à venir. Le caractère international de notre université fait partie de son histoire et de son identité; l’UCL ne peut s’en passer", écrit Vincent Blondel dans son programme de campagne.
Les membres du personnel de l’université souffrent d’une surcharge de travail dont le futur recteur reconnaît l’existence. Il s’engage à diminuer ces surcharges devenues structurelles "par une plus grande économie des processus de gestion et de décision, par une plus grande autonomie et par une simplification de procédures devenues trop lourdes."
Vincent Blondel a présenté ce mercredi 26 mars les directions dans lesquelles il souhaite s'engager au cours de son mandat. Ecoutez ci-dessous son interview.
S.T.
