Gender, esclavage, liberté de culte: dans plusieurs pays, le temps du Carême est choisi pour rappeler avec force le message de l’Eglise sur la dignité humaine. Un engagement que l’Eglise catholique est parfois la seule à défendre.
Au Brésil, les évêques ont choisi de consacrer leur campagne de Carême, à la traite des êtres humains et à l’exploitation sexuelle, un fléau très répandu dans ce pays et qui risque de s’accentuer à l’occasion de la Coupe du Monde de football. Celle-ci aura lieu en juin-juillet, mais de nombreux débordements accompagnent désormais cet événement.
L’Eglise brésilienne s’efforce donc de former des agents pastoraux capables d’aider les associations engagées dans cette lutte. L’épiscopat compte profiter du Carême et du Mondial pour réveiller la conscience des Brésiliens et sensibiliser l’opinion publique. Près de 200.000 Brésiliens seraient réduits à des conditions de travail proche de l’esclavage. Des tracts seront distribués dans des lieux publics pour informer le public et fournir quelques recommandations.
La dignité humaine: une donnée essentielle de la société
Quant au cardinal Peter Turkson (photo), il était récemment en Slovaquie pour un congrès sur "l’Eglise et les droits de l’homme". Le cardinal ghanéen a donné une conférence centrée sur les droits humains et la dignité du point de vue de l’Eglise catholique.
Le président du Conseil pontifical Justice et Paix a rappelé que la liberté religieuse est inséparable de la liberté de conscience, et inclut aussi bien la possibilité de changer de croyance que de manifester sa foi en privé ou en public. Le cardinal a rappelé par ailleurs que les chrétiens sont le groupe religieux qui souffrent le plus de persécutions!
Il est donc nécessaire d’investir dans une éducation religieuse efficace qui fasse comprendre à l’homme "le rôle et la contribution positive de la religion", a plaidé le cardinal Turkson. Au cours de sa conférence, ce dernier a également rappelé que le fondement des droits humains était la dignité intrinsèque de chaque personne. La Doctrine Sociale de l’Eglise professe ainsi que chaque Homme naît avec des droits et des devoirs; ses libertés ne dépendent pas de son âge, de son orientation sexuelle ou de son état de santé.
Le président de Justice et Paix a enfin tenu à rappeler le danger selon lui d’une idéologie qui tendrait à "réécrire les droits de l’homme ou en créer de nouveaux" en citant pêle-mêle l’avortement, l’euthanasie pour les mineurs, le mariage homosexuel ou encore l’idéologie du genre.
MB (d’après Radio Vatican)

