Plusieurs prêtres, dont le doyen de Leuze, à Eghezée (photo), craignaient un redressement fiscal carabiné, mais finalement il n'en sera rien. Le bon sens a fini par l'emporter.
Il y a quelques semaines, plusieurs curés avaient reçu un courrier plutôt sec de la part de l'administration fiscale. Celle-ci leur demandait de corriger leurs dernières déclarations et de revoir, singulièrement à la hausse, les montants inscrits dans la rubrique "avantages en nature". Pour le fisc, être logé dans un presbytère constitue en effet un fameux avantage en nature et doit être déclaré à sa juste valeur, même si le bâtiment n'est pas fonctionnel et est très coûteux en chauffage.
On imagine sans peine le coup de sang que cette nouvelle a provoqué chez les prêtres concernés. Jules Sabaux, le doyen de Leuze à Eghezée (photo), qui se voyait réclamer la somme de près de 7.000 euros, a ainsi déclaré: "Si ça va jusqu'au bout, je peux fermer la baraque." Comme d'autres curés ont signalé le problème, le député cdH Christophe Bastin a décidé d'interpeller sur ce point le ministre des Finances Koen Geens.
Une circulaire administrative en préparation
Sa réponse va certainement soulager plus d'un curé, puisqu'il précise que les parties de l'immeuble "qui ne sont pas utilisées à des fins personnelles", c'est-à-dire les salles de réunion ou d'attente, "n'entrent pas en ligne de compte pour déterminer l'avantage possible". Voilà qui devrait revoir la note fiscale à la baisse et rasséréner les prêtres à l'approche des fêtes. Le ministre annonce aussi une circulaire administrative, histoire d'uniformiser la procédure fiscale.
P. A. (avec la RTBF et L'Avenir)
