Le tribunal civil de Namur a débouté l'ancien séminariste Joël Devillet de son action en dommages et intérêts contre Mgr Léonard.
Abusé par un prêtre durant son adolescence à Aubange, Joël Devillet a d'abord gardé le silence. Et quand il s'est décidé à porter plainte devant le tribunal pénal, contre l'abuseur, l'abbé Hubermont, les faits étaient prescrits. Cet abbé a cependant été condamné en 2007 mais au civil.
Parallèlement, Joël Devillet a également intenté une action contre Mgr Léonard. Cette plainte remonte à 2006. L'avocat de M. Devillet reproche à celui qui était alors évêque de Namur, entre 1991 et 2010, d'avoir minimisé les faits et de l'avoir mal conseillé en ne l'incitant pas à dénoncer les faits à la justice. L'évêque aurait, selon M. Devillet, "étouffé l'affaire" jusqu'à ce qu'il y ait prescription au pénal. Et ce faisant, Joël Devillet a estimé que l’Eglise et son représentant l'ont empêché de se reconstruire. Une allégation réfutée par la défense qui rappelle que le prêtre a fini en 2001 par être déchargé de toute fonction sacerdotale.
Les plaidoiries sur cette action en dommages et intérêts, devant un tribunal civil, avaient eu lieu le 3 octobre dernier. Le jugement a été rendu ce 21 novembre. Mais le tribunal n’a pas suivi Joël Devillet et l’a débouté.
P.G.

