En solidarité avec l’une de ses élèves afghanes, menacée d’expulsion, l’Institut des Ursulines - site Sippelberg - fermera symboliquement ses portes aux femmes et aux filles, le 15 novembre à 10h.
L'Institut des Ursulines de Molenbeek a décidé de soutenir Anmetkwor, une élève afghane d’origine sikh qui risque d’être expulsée de Belgique avec toute sa famille, alors que son éducation scolaire a été construite ici. En effet, depuis l’âge de treize ans, Anmetkwor a appris à lire et écrire en Belgique et s’est tout à fait intégrée.
Question de sens
Une famille qui s’est reconstruite ici après avoir fui l'Afghanistan peut-elle voir ses efforts anéantis par une décision du gouvernement? Laisser retourner une famille dans un pays où elle risque de payer le prix fort, comme cela a pu déjà se vérifier il y a quelques semaines, n'est-ce pas être complice de non-assistance à personne en danger? De réelles questions de (bon) sens se posent avec récurrence aujourd'hui en Belgique.
En signe de protestation contre cette expulsion, l’Institut des Ursulines - site Sippelberg - a donc décidé de fermer symboliquement l'école aux femmes et aux filles ce vendredi, de 10h à 10h50. Le temps d'un cours… Cours qui sera donné aux garçons par des professeurs masculins. Les filles, elles, resteront dehors avec les enseignantes.
L’établissement scolaire est soutenu dans ce projet par la Ligue des droits de l'Homme, le CIRE et Bernard Devos, délégué aux Droits de l'enfant, qui sera présent. Une manifestation qui s'inscrit dans le cadre d’une semaine de solidarité et d’actions consacrée à cette problématique qui se déroule du 14 au 20 novembre.
Plus d’infos : https://www.facebook.com/campagnesolidariteafghansbelgique
SB/CP
