L’église de Chamborgneau menacée de désacralisation


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L’église de Chamborgneau menacée de désacralisation
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
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eglise chamborgneauTriste centenaire pour l'église Saint-Ferdinand de Chamborgneau, ce petit hameau de Bouffioulx, dans la région de Charleroi. Le Conseil de la fabrique d'église a demandé à l'évêché de Tournai de désacraliser le lieu de culte.

Dimanche 3 novembre, ils étaient environ une trentaine à participer à l'eucharistie dominicale, mais en temps normal, ils ne sont guère plus d'une douzaine. Si l'assemblée était plus nombreuse que d'ordinaire, c'est parce que les habitants de Chamborgneau ne veulent pas que leur église soit désacralisée. Malgré leur opposition, la décision du Conseil de la fabrique d'église semble inéluctable, et cela principalement pour deux raisons.

Premièrement, il y a la fréquentation moyenne des assemblées dominicales qui n'est que de 2%, alors que la moyenne belge est de 5%. Deuxièmement, se pose la question du financement du lieu de culte. Construit il y a très exactement cent ans, le bâtiment de type néo-roman nécessite une sérieuse remise en état. En 2008, celle-ci avait été évaluée à 183.000 euros hors TVA et sans les honoraires de l'architecte. Or, dans ce contexte, les aides publiques sont aléatoires et souvent insuffisantes. André Dethy, le président de la fabrique d'église, ne cache de toute façon pas son malaise de solliciter les pouvoirs publics dans de telles proportions pour si peu de fidèles.

La décision de désacraliser l'église a suscité des réactions hostiles, parfois émotionnelles, bien au-delà du cercle des pratiquants réguliers. Preuve de l'attachement sentimental des habitants du hameau pour le bâtiment.

Des logements sociaux?

L'évêché de Tournai n'a encore donné qu'un avis favorable verbal à la désacralisation, mais selon André Dethy, il y a peu de chances que la procédure ne suive pas son cours. Son espoir, c'est que l'on puisse transformer l'église en logements sociaux, mais là aussi, les moyens financiers risquent de manquer. A moins que l'on vende l'édifice et que l'on affecte le produit à la réhabilitation de la cure de la paroisse, dont on pourrait alors faire des logements sociaux. "Cela donnerait un sens évangélique à notre action", confie le président de la fabrique d'église.

P. A. (avec L'Avenir)

Catégorie : Belgique

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