Le crucifix est une manifestation de l’identité culturelle des peuples européens


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Le crucifix est une manifestation de l’identité culturelle des peuples européens
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
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Cardinal Peter Erdö

Le cardinal Peter Erdö, archevêque d'Esztergom-Budapest et président du CCEE, a évoqué dans "L'Osservatore Romano" la présence des signes religieux dans les lieux public. Pour lui, il s'agit d'une "manifestation importante de l'identité culturelle des peuples européens". Il n'y a aucune raison de les faire disparaître.

 

 

"Même si l'Etat, en Europe, n'est généralement pas confessionnel, la présence de symboles religieux dans les lieux publics n'est pas une chose qui viole la séparation entre Etat et Eglise, mais une manifestation importante de l'identité culturelle des peuples européens", a affirmé le

cardinal Erdö, pour qui personne n'a "de raison suffisante pour faire disparaître" ces signes religieux de l'espace public".

Dans cette interview, le prélat s'est aussi exprimé sur la manière de défendre les racines chrétiennes en Europe. "Il faut combattre pour réveiller l'identité et le sens religieux et

approfondir la mission dans les grandes villes, pour montrer aux gens, souvent indifférents, ce que signifie notre foi et comment elle peut donner une nouvelle lumière et une nouvelle énergie à la société tout entière", a-t-il affirmé. "Notre foi peut aussi humaniser les sociétés des grandes villes qui sont souvent sans personnalité, très froides, ou sans visage humain. Nous devons donc réveiller notre besoin et notre capacité à humaniser le monde autour de nous."

L'archevêque d'Esztergom-Budapest a aussi invité à défendre les racines chrétiennes de l'Europe "dans les médias et à travers les langages de la culture, de la musique, de la danse, du spectacle" et, pourquoi pas aussi, "dans les rues", en prêchant directement auprès des personnes. "Il faut montrer aux gens que nous sommes catholiques, faire dire aux gens que l'Eglise est présente, qu'elle a quelque chose à dire", a-t-il ajouté. "Il faut renforcer les familles, les paroisses comme communautés, comme lieux de rencontre et d'aide réciproque", mais aussi "avoir une sensibilité spéciale pour les plus pauvres, pour ceux qui sont en dehors du réseau de protection sociale et qui n'ont plus ni maison, ni travail, ni communauté de référence". (CtB/Zenit/PA)

Catégorie : International

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