Bruxelles: Une Bouée pour les handicapés de grande dépendance


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Bruxelles: Une Bouée pour les handicapés de grande dépendance
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

Gamp-La BouéeLe Groupe d’action qui dénonce le manque de places pour les personnes handicapées de grande dépendance (Gamp) poursuit son combat. Il a récemment organisé son 51e sit-in à l’occasion de la rentrée du parlement francophone bruxellois, lancé une campagne de sensibilisation dans la presse et une récolte de fond pour financer "La Bouée", un projet de maison de répit.

"Imaginez-vous handicapé de grande dépendance !" Voilà la réflexion à laquelle invite la campagne de sensibilisation du Gamp actuellement diffusée dans la presse écrite. On y voit alors une paire de mains menottées appartenant à une personne dans une situation de la vie quotidienne: s'habiller, manger, aller à la toilette… Des images éloquentes pour lancer une récolte de fonds destinée à la création d’un projet novateur, "La Bouée". Un nom symbolique qui exprime justement la philosophie de ce projet, à savoir une maison de répit et de séjour temporaire à Bruxelles pour l’accueil des personnes les plus gravement handicapées.
Car la situation concernant la prise en charge des personnes handicapées de grande dépendance est très critique dans la capitale. Le Gamp estime que seulement 10 à 15% des 7.000 personnes adultes concernées bénéficient d’une solution satisfaisante.

Bricolage budgétaire

L'association a rencontré le président de l’assemblée parlementaire bruxelloise, Christos Doulkeridis et des représentants des autres partis. Et elle leur a rappelé la condamnation, par le Comité européen des droits sociaux, de l’Etat belge concernant le manque de solutions d’accueil des personnes handicapées adultes de grande dépendance. Une condamnation sans appel, dévoilée fin juillet dernier, puisque aucun des arguments, notamment budgétaires, n'ont été retenus, et "qui pointe aussi clairement la région bruxelloise" selon le Gamp
Parmi les priorités à mettre en place, l’ouverture de cette maison de répit, à savoir un établissement de 5 à 6 personnes pour de courts séjours (un weekend, une semaine), qui permettrait aux familles de "souffler" de temps à autre en attendant un placement définitif.
Le député Joël Riguelle (CDH) a plaidé la cause de ce projet et estime le budget nécessaire pour l’encadrement entre 120 et 150.000 euros annuels. Reste à trouver le lieu...
Mais le Gamp rappelle aussi la nécessité d’un plan pluriannuel, car il se lasse de ce "bricolage budgétaire année par année". Il exige aussi que la charte européenne soit respectée. Il est même prêt à aller en justice et demander des astreintes pour cela.

 

P.G. (avec Le Soir)

 

Si vous voulez faire un don pour soutenir ce projet de maison de répit, rendez-vous sur le site www.gamp.be

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