Selon plusieurs médias, le nombre de demandes de crédit-temps n'a que peu baissé depuis un an. Et pourtant, les règles relatives au système ont été durcies.
Le système de crédit-temps est un dispositif qui permet aux travailleurs du secteur privé de réduire partiellement ou de suspendre totalement leur carrière pendant un certain temps. Une allocation d'interruption est alors octroyée sous certaines conditions par l'Office national de l'Emploi (ONEM). En septembre 2012, ces conditions ont été durcies, notamment en ce qui concerne l’ancienneté, l’âge ou encore la durée maximum du crédit-temps. Mais ce durcissement a été peu dissuasif. En moyenne, 50.778 personnes bénéficient chaque mois d’une forme de crédit-temps, soit seulement 1,4% de moins que l’année dernière.
Pour le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI), cette baisse est "insuffisante". D’après le SNI, le dispositif coûte chaque année un milliard d’euros au gouvernement. Le syndicat estime par ailleurs que ce type de congés a une influence négative sur l’organisation du travail d’une micro-entreprise ou d’une PME, et que dans 67% des cas, il est pris "sans motif".
Du côté du cabinet de la ministre de l’Emploi, Monica De Coninck, on nuance. "Nous atteignons les objectifs budgétaires fixés et si on prend une vue d’ensemble, on constate tout de même une baisse".
