Les dalits à la cathédrale de Bruxelles


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Les dalits à la cathédrale de Bruxelles
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

DalitsA l’heure où la Belgique s’apprête à découvrir l’Inde dans le cadre d’Europalia, la cathédrale de Bruxelles accueille une exposition sur la situation des dalits qui apporte une autre vision de ce sous-continent.

Savez-vous qui sont les dalits ? Sans doute oui car ils font partie de ceux que l'on appelle en Inde les "intouchables". Mais ils préfèrent s’appeler "dalits", ce qui signifie "exclus", "écrasés". Pour l’Hindouisme, le système implique la division des individus en groupes sociaux (castes), où les droits sont déterminés par la naissance, sont fixes et héréditaires. Les castes les plus "élevés" jouissent de la plupart des droits et le moins de devoirs alors que les castes d'en bas effectuent la plupart des tâches pénibles et ont peu de droit.

Mais il y a aussi une grande partie de la population qui est exclue de ces castes, pour être reléguée aux tâches dégradantes ou très mal rémunérées, ou encore considérée comme impure d’un point de vue religieux . Ils sont ainsi obligés, de par leur seule naissance, de nettoyer les latrines et les égouts, de balayer les rues ou de s'occuper des personnes décédées.
Cette "non-caste" est elle-même divisée en sous-castes correspondant à différents métiers, et les individus qui les composent sont considérés comme "intouchables", au sens littéral du mot: à savoir que l’on ne peut et ne doit les toucher. Ils sont par conséquent sujets à de nombreuses discriminations : interdits de contact avec l’eau (et donc les puits) et la nourriture des autres castes, ils sont aussi limités dans leur liberté de se déplacer et en matière de droit à la propriété. Considérés comme des "sous-être humains", les enfants dalits peuvent aussi être chassés de l’école car ils "polluent" les autres élèves.

Aujourd’hui, près de 260 millions de personnes, principalement en Asie du Sud, subissent dès leur naissance de telles pratiques inhumaines parce qu’elles sont considérées comme “intouchables”. Le photographe danois Jakob Carlsen a voulu donner un visage à ces exclus et nous permet ainsi de découvrir la dure réalité que vivent ces intouchables.

P.G.

Organisée par Solidarité Dalits Belgique et Entraide et Fraternité, l'exposition "Nous ne sommes pas intouchables - 260 millions de raisons d’agir" se tient jusqu'au 29 septembre, à la cathédrale Sts Michel et Gudule (autour de l'autel principal), à Bruxelles.

Catégorie : Culture

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