Face aux événements tragiques qui se déroulent en Egypte , le pape a appelé à la paix et à la prière pour ceux qui souffrent.
Présent à Castel Gandolfo, la résidence d’été des papes, pour la fête de l’Assomption, le pape François a évoqué les événements qui se déroulent en Egypte, les qualifiant de « douloureux ». D’un ton grave, le visage sévère, il a déclaré à l’issue de la messe qu’il célébrait en présence de quelque 10.000 fidèles locaux et pèlerins : « Prions ensemble pour la paix, le dialogue et la réconciliation en cette terre bien-aimée et dans le monde entier ». Il a également invité les catholiques à prier pour « toutes les victimes et leurs familles, pour les blessés et tous ceux qui souffrent ».
Le pape François a concentré son homélie de la messe de l’Assomption, célébrée en plein air, autour de trois mots clés liés à la figure de la Vierge Marie : la lutte, la résurrection et l’espérance. Concernant le mot ‘lutte’, François a expliqué que la « figure de la femme, qui représente l’Eglise, est d’un côté glorieuse, triomphante, et de l’autre, encore en travail. Telle est, en effet, l’Eglise : si elle est déjà associée, au ciel, à la gloire de son Seigneur, elle vit continuellement, dans l’histoire, les épreuves et les défis que comporte le conflit entre Dieu et le malin, l’ennemi de toujours. Et dans cette lutte, que les disciples de Jésus doivent affronter, Marie ne les laisse pas seuls ».
Suivre le Christ comme Marie
« Le mystère de l’Assomption de Marie corps et âme est tout entier inscrit dans la Résurrection du Christ », a poursuivi le souverain pontife, revenant sur le terme de résurrection. « L’humanité de la Mère a été attirée par le Fils dans son passage à travers la mort. Jésus est entré une fois pour toutes dans la vie éternelle avec toute son humanité, celle qu’il avait prise de Marie ; ainsi, Elle, la Mère, qui l’a suivi fidèlement toute sa vie, qui l’a suivi avec son cœur, est entrée avec Lui dans la vie éternelle, que nous appelons aussi le ciel, le Paradis, la Maison du Père. »
Il a déclaré que l’histoire de Marie, c’est aussi celle de l’espérance, troisième temps fort de son homélie. « L’espérance est la vertu de qui, faisant l’expérience du conflit, de la lutte quotidienne entre la vie et la mort, entre le bien et le mal, croit en la Résurrection du Christ, en la victoire de l’Amour. » « S’il n’y a pas d’espérance, nous ne sommes pas chrétiens » a asséné le Pape qui a repris une formule qu’il affectionne et qu’il a dite à plusieurs reprise : « ne vous laissez pas voler votre espérance ».
Dans son évocation de Marie, le pape François a souligné qu’elle « était proche des communautés qui souffrent ». Une parole qu’il a reliée aux affrontements sanglants d’Egypte.
Enfin, le pape a évoqué aussi le 25e anniversaire de la Lettre apostolique de Jean-Paul II « Mulieris dignitatem », sur la dignité et la vocation de la femme. « Ce document », a-t-il remarqué, est riche d’éléments qui méritent d’être repris et développé, en s’inspirant de la figure de Marie. Il a ensuite invité à prier pour que, grâce à la méditation du « mystère biblique de la femme, toutes les femmes puissent s’y retrouver, et y trouver la plénitude de leur vocation ».
D’après Radio Vatican
