La Fondation vaticane "Centre international famille de Nazareth", a été présentée à la presse. Le Centre, actuellement en construction, surplombera la ville de Nazareth et la basilique de l’Annonciation. Il aura plusieurs missions.
Ce Centre, a rappelé Mgr Paglia (président du Conseil pontifical pour la famille), était un désir de Jean-Paul II, exprimé lors de la Rencontre mondiale des familles à Rio de Janeiro, en 1997, comme "signe d’encouragement pour les familles du monde". En 2009, la responsabilité de ce projet a finalement été confiée au "Mouvement du Renouveau dans l’Esprit" (renouveau charismatique italien), et la première pierre fut posée et bénite par Benoît XVI le 14 mai 2009.
La mission du Centre
Le Centre, qui devrait ouvrir ses portes en 2016, sera un lieu de "spiritualité familiale, de formation, de pastorale, de préparation à la nouvelle évangélisation". Il organisera aussi un "Observatoire permanent d’étude sur la pastorale familiale dans le monde, en particulier au Moyen-Orient", en collaboration avec les Conférences épiscopales et les Instituts au service de la famille. Il pourvoira en outre au "soutien matériel de familles en difficulté", spécialement en Terre Sainte.
En définitive, la structure est appelée à mettre en pratique les questions que le dicastère pour la famille a récemment soulevées, telles "le rôle essentiel de la famille dans la construction de la société humaine; la fécondité de la famille chrétienne dans la mission évangélisatrice de l’Eglise; l’attention à tous les membres de la famille (hommes, femmes, personnes âgées, enfants); la centralité fondamentale de la Parole de Dieu dans la vie de famille", a expliqué Mgr Paglia.
La particularité du lieu
Nazareth est un lieu d’une "extraordinaire force symbolique", a fait observer l’archevêque: "c’est le lieu où Jésus a grandi; où était sa maison, où il a vécu avec Joseph et Marie: sa famille". Et si cette terre souffre aujourd’hui de nombreuses "tensions", elle a "droit à la paix et à la fraternité", a-t-il ajouté.
Sur cette terre, a souligné Mgr Paglia, les hommes ont encore "la force et la capacité de rêver" et d’agir pour que "ce rêve devienne réalité". Dans ce contexte, "les familles chrétiennes peuvent devenir co-auteurs de ce rêve".
P.G. (avec Zénit)
