Chaque année du 1er au 5 août, 50.000 jeunes venus de plus de 80 pays se retrouvent à Medjugorje. Quelques dizaines de Belges seront de la prochaine édition et ne demandent qu'à être rejoints.
Ce ne sont pas uniquement des croyants convaincus qui se retrouvent au Festival des Jeunes à Medjugorje où l'on retrouve un peu l'ambiance qui fait le succès des JMJ, mais en plus petit.
Pour beaucoup, c’est même une première découverte de la foi, voire un vrai chemin de conversion. Mais ce qui est au cœur de ce festival, c'est la confession.
Un prêtre belge constate : "Des jeunes arrivent avec une mine sombre... et repartent rayonnants"
Bruno Jacobs, prêtre du diocèse de Namur, en témoigne volontiers: "Je vais au Festival des Jeunes à Medjugorje depuis 19 ans pour confesser. Et malgré la chaleur et les inconvénients du déplacement, ces jours passés là-bas sont, en tant que prêtre, la plus belle période de l’année, avec la Semaine sainte".
Le matin comme le soir, entre 100 et 200 prêtres (sur les 600 présents, dont plusieurs évêques et cardinaux) proposent ainsi le sacrement du pardon. Si bien que l'on dit souvent que Medjugorje est "le plus grand confessionnal du monde".
Le prêtre namurois relève que beaucoup de jeunes qui viennent à Medjugorje sont en recherche. "Certains arrivent avec une mine sombre, des blessures, des angoisses… et repartent apaisés, voire rayonnants. D’autres témoignent d’une profonde conversion et ont été touchés par la grâce d’une façon inattendue. Et puis, il y a aussi des jeunes qui témoignent d’une vie spirituelle digne d’un saint, et qui sont pour moi des exemples qui me stimulent."
"Les jeunes ont faim d’une parole vraie"
Medjugorje est aussi un lieu de paix. La Vierge Marie y est d'ailleurs vénérée en tant que Reine de la Paix... même si le festival est parfois très bruyant! Les veillées de prière et l’Eucharistie du soir, la liturgie, les chants et la mentalité slaves contribuent à cette ambiance de paix. Dans ces moments, certains ont perçu un appel du Seigneur qui a changé leur vie…
"Chaque année, on y rencontre des prêtres qui disent que c’est ici qu'ils ont découvert leur vocation", rapporte Bruno Jacobs qui se réjouit toujours de voir des dizaines de milliers de jeunes réunis pour prier, pour célébrer l’Eucharistie, pour écouter la Parole de Dieu… et puis simplement, pour célébrer la foi et la joie d’être chrétien.
"Cela fait du bien", insiste le prêtre. "Cela montre que l’Eglise est vivante, qu’elle sait parler aux jeunes, et que les jeunes ont faim et soif d’une parole vraie, même si elle est souvent exigeante… Ou peut-être PARCE qu'elle est exigeante?"
Des rencontres fortes, des témoignages percutants
C'est aussi cette paix qui a marqué Annabelle, lorsqu'elle a goûté pour la première fois à l'expérience de ce festival. Un souvenir d'autant plus fort qu'elle y a rencontré celui qui allait devenir son époux. Elle avait 21 ans. "A la minute où nous avons posé le pied sur cette terre de Medjugorje, nous nous sommes sentis en paix et en joie. Un sentiment que nous avions rarement ressenti ailleurs", raconte-t-elle.
Annabelle se souvient aussi des témoignages poignants, des temps de prière profonds, des chants, des rencontres entre pays, entre nations… "Et que dire des temps de conversion grâce aux confessions qui se donnent jour et nuit sur la place de l’église où des dizaines de prêtres se rendent humblement disponibles pour nous écouter et nous apporter le pardon de Dieu. Quelle grâce! Je n’ai jamais vu ça ailleurs !"
L’expérience de l’amour de Dieu
Cette année, Véronika repartira pour la deuxième fois au Festival des Jeunes à Medjugorje. Car c'est là que cette jeune Allemande a fait l’expérience de l’amour de Dieu. Etudiante à Cologne, née dans une grande famille très catholique, elle pensait qu’il n’y avait plus d’autres jeunes croyants en dehors de son cercle familial. Alors, ce fut la divine surprise lors de ce festival, grâce auquel sa foi "s’est renforcée grâce à la communion avec d’autres jeunes".
En fait, c'est même dès le trajet aller, dans le car, qu'elle s'est sentie touchée par la joie et la relation vivante avec Dieu qui rayonnaient de ces personnes dans leurs conversations, leurs prières et leurs louanges. Elle confie aussi son émerveillement de voir comment des dizaines de milliers de personnes venues de nombreux pays se rassemblaient en paix sur une même place pour prier ensemble le chapelet, chanter, danser, célébrer la messe, adorer Jésus dans la Sainte Eucharistie… "Et tout cela sans aucun contrôle de police ni fouille de sacs!"
Sur la colline des Apparitions, Véronika a accepté Marie comme ma mère, et la prière du rosaire lui est soudain venue naturellement, lui apportant une profonde paix intérieure. Sur la colline de la Croix, elle a remis à Jésus son passé pécheur et s'est ouverte à son amour. Elle parle de guérison spirituelle, de grand réconfort. "J’ai pu simplement être moi-même et m’épanouir d’une manière toute nouvelle, dans une joie et une espérance authentiques", ajoute-t-elle. Et de recommander à chacun, quel que soit son âge, de se rendre à Medjugorje et d’ouvrir son cœur à Dieu.
PG
