A Banneux, les amis du couvent Saint-Antoine de Bruxelles ont refait le plein d’espérance


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A Banneux, les amis du couvent Saint-Antoine de Bruxelles ont refait le plein d’espérance
L'événement a aussi été relayé sur les réseaux sociaux ©EgliseInfo
Par La rédaction
Publié le
3 min

Malgré les turbulences récentes, environ 500 participants se sont rassemblés ce week-end au sanctuaire de la Vierge des Pauvres de Banneux, à l'initiative du couvent Saint-Antoine de Bruxelles. Entre louanges, témoignages poignants et ferveur retrouvée, l’événement a marqué une étape pour la communauté.

C’est un flot de visages joyeux qui a investi le sanctuaire de Banneux du 6 au 8 février. De nombreux jeunes et adultes en quête de sens, venant de larges horizons, ont répondu à l’appel. Le thème, tiré du livre de Néhémie, résonnait comme un défi et une promesse : "La joie du Seigneur, voilà votre force !". Comme d’habitude, la musique et les célébrations étaient très entraînantes. Le soleil a aussi réjoui l’atmosphère.

Un climat d’apaisement

Ce grand rassemblement ne se déroulait pas dans un contexte ordinaire. Le départ récent de deux frères franciscains – sur les quatre membres de la communauté du couvent Saint-Antoine – avait suscité des inquiétudes et des incompréhensions - mais aussi un soulagement chez certains. Alors que le dossier du frère Daniel-Marie est à présent entre les mains du dicastère pour la Doctrine de la foi, une incertitude plane sur l'avenir de la communauté.

Évidemment, à Banneux, une certaine tristesse était perceptible, et la question de l’avenir du couvent était au centre de certaines discussions. En même temps, dès la veillée du vendredi soir, une atmosphère de prière l'emportait. Ce week-end ne serait pas celui des explications ou des justifications, mais d'un recentrement autour de la foi et de la communion.

L’espérance fut particulièrement perceptible dimanche midi lorsque de nombreux participants ont prié en imposant les mains – comme le pratiquaient déjà les premiers chrétiens – sur les deux franciscains qui restent au couvent. "Cette prière était très intense et remplie d’espérance", témoigne René.

Lors de la veillée de vendredi soir, une jeune femme a développé l’évangile des noces de Cana : "Les outres des noces de Cana sont nos manques et nos intentions. La transformation de l’eau en vin est une espérance pour ceux qui prient et un appel à la patience."

Un cœur de chair

Le samedi matin, l’enseignement sur la promesse d’Ézékiel — "J’enlèverai votre cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair" — a donné le ton. La dimension concrète de cette transformation a été illustrée par le témoignage bouleversant des jeunes du Cénacolo, racontant leur passage des ténèbres de l’addiction à la lumière de la vie communautaire.

Le témoignage de Jean-Luc Garnier a particulièrement marqué les esprits, offrant un récit de vie ancré dans l’espérance. Ancien rappeur enfermé dans la drogue, la violence et le sexe, il a lancé « Amen, Oui je croiX », un lieu d’évangélisation et d’organisation d’événements où l’on peut exercer ses talents au service du Seigneur. De même, le témoignage de conversion de son épouse Laurence a touché les coeurs de nombreux participants. Elle a notamment raconté son tour de France à pied en portant la croix et suscitant de nombreuses rencontres.

Une grande veillée d’adoration et de réconciliation a eu lieu le samedi soir. Ce fut un moment de prière intense et de paix, point d’orgue spirituel du week-end. 

« Vous êtes la lumière du monde »

Le rassemblement s’est clôturé ce dimanche par une messe d’envoi présidée par Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège. L’Evangile du jour invitait les catholiques à être le sel de la terre et la lumière du monde. Son homélie a conforté les participants dans leur mission : "La joie donne la force et inversement la force donne la joie".

À 16h, alors que les voitures quittaient le sanctuaire, le sentiment d’une « Église en marche », capable de surmonter ses crises par la prière collective, était palpable. Banneux a une fois de plus prouvé qu’à la source de la Vierge des Pauvres, l’espérance ne s’épuise jamais.

Jacques GALLOY


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