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Rencontre de Taizé : Les Belges en partance pour Paris


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Rencontre de Taizé : Les Belges en partance pour Paris
15 000 jeunes de toute l'Europe sont attendus, dès ce dimanche à Paris, pour la 48e Rencontre européenne de Taizé. Le point d'orgue sera la grande prière commune, le soir du 31 décembre, à l'Accor Arena de Bercy. © Taizé
Par Clément Laloyaux
Journaliste de CathoBel
Publié le
4 min

Dans deux jours, Paris deviendra le point de convergence de milliers de jeunes venus de toute l’Europe à l’occasion de la 48ᵉ Rencontre européenne de Taizé, qui se tiendra du 28 décembre 2025 au 1ᵉʳ janvier 2026. Parmi les quelque 15 000 participants âgés de 18 à 35 ans, une centaine de Belges prendront part à ce grand rendez-vous oecuménique.

Benita Mutoni
Bénita Mutoni © SDJ

Pour coordonner la délégation belge francophone, une cheffe d’orchestre : Bénita Mutoni. Entre deux préparatifs, elle a accepté qu'on prenne avec elle le pouls de l’aventure. "Du côté des Belges francophones, nous sommes un groupe de 30. Les Flamands sont au moins une vingtaine. Enfin, d’autres se rendent à Paris par leurs propres moyens. Au total, on devrait être entre 70 et 100 Belges sur place" estime celle qui est également responsable du Service Diocésain des jeunes (SDJ) de Liège.

Un départ groupé qui marque un retour

Cette année marque un retour à une organisation commune. Church4You et les pastorales des jeunes des diocèses francophones ont à nouveau uni leurs forces pour proposer un départ groupé en bus, une initiative qui existait régulièrement avant la pandémie. "Avant, avec Church4You, anciennement la liaison pastorale des jeunes, on organisait des cars vers les rencontres de Taizé. Ou alors on y allait avec les Flamands. Depuis le Covid, on ne s'y rendait plus. Ici, comme la rencontre se déroule à Paris, on s’est dit que c’était le bon moment pour relancer un car", se réjouit la coordinatrice.

Se mélanger pour mieux se rencontrer

Sur place, les jeunes belges vivront le rythme propre aux rencontres de Taizé, mêlant prière, partage et découverte. Les matinées seront consacrées à des rencontres en petits groupes dans les paroisses d’accueil, avec des témoignages et échanges de vie.

À midi, la prière réunira les participants dans différentes églises parisiennes, tandis que les après-midis offriront le choix parmi une centaine d’ateliers spirituels, culturels ou sociétaux, répartis dans des lieux emblématiques de la capitale.

Les Belges ne seront pas toujours ensemble. "Notre groupe de 30 par exemple sera probablement divisé en plus petits sous-groupes pour pouvoir se mélanger davantage avec les autres jeunes européens", précise Bénita Mutoni. Un moment particulier leur permettra toutefois de se retrouver : le 31 décembre après-midi, lors de la rencontre par pays, organisée dans une église parisienne.

Une prière géante pour le passage à la nouvelle année

Parmi les autres temps forts, la prière du soir du 31 décembre constituera le point d’orgue de la rencontre. Elle rassemblera les près de 15.000 participants à l’Accor Arena de Bercy. Dans la foulée, les jeunes qui le souhaitent pourront vivre un Festival des nations : le décompte du Nouvel An se fera autour d’un repas festif, composé de plats traditionnels, de danses folkloriques et d’animations proposées par les jeunes.

Logés dans des familles d’accueil d’Île-de-France, les Belges feront aussi l’expérience concrète de l’hospitalité. Plus de 200 paroisses et des milliers de familles se mobilisent pour accueillir tout ce beau monde durant ces quelques jours.

Taizé, une résonance toujours actuelle

Bénita Mutoni observe avec intérêt un regain d’enthousiasme pour Taizé chez les jeunes. "Dans notre groupe, plusieurs ont entre 18 à 20 ans." Une tendance qui se confirme aussi au diocèse de Liège, où les inscriptions au séjour annuel à Taizé ont fortement augmenté cette année. "Je ne sais pas trop d'où vient cette recrudescence, mais en tout cas il y a de plus en plus d'intéressés, c'est sûr".

Selon elle, plusieurs éléments peuvent néanmoins expliquer cet attrait persistant. "Les chants jouent un rôle, oui c'est certain. Il y a aussi le côté calme : c’est un lieu de spiritualité où l'on peut se poser, où on ne court pas dans tous les sens." Taizé offre un espace propice à l’introspection autant qu’à la rencontre: "L’esprit de Taizé, c’est cette dualité : se recentrer sur soi, mais aussi échanger avec d’autres." Une double dimension qui aide les jeunes "à redécouvrir leur foi quand ils sont paumés", ou à la comprendre autrement à l’âge adulte.

Pour Bénita Mutoni, cette rencontre parisienne fait écho à un souvenir personnel. "J’avais déjà vécu une rencontre européenne, à Bruxelles, lors du passage entre 2008 et 2009." Elle se rappelle surtout l’ambiance fraternelle : "Je me souviens d'avoir vécu ça comme des retrouvailles avec les gens que j'avais connus aux JMJ de Sidney. Être avec autant de croyants de mon âge, ça m’avait marquée, parce que dans les paroisses, ce n’était pas toujours le cas."

Mgr Terlinden fera le déplacement

Enfin, la délégation belge ne sera pas seule sur le plan pastoral. Deux prêtres, l’un de Liège et l’autre du Brabant wallon, accompagneront les jeunes, tandis que Mgr Luc Terlinden les rejoindra à Paris pour deux jours.

À l’heure où les valises se bouclent et où l’excitation monte, les jeunes Belges s’apprêtent à vivre, au cœur de Paris, quelques jours intenses de prière, de rencontres et d’espérance partagée — fidèles à l’esprit du pèlerinage de confiance sur la terre voulu par frère Roger.

Clément Laloyaux

Catégorie : Eglise Belgique

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