Le vendredi 26 septembre dans l'émission Décryptages, les débatteurs conviés étaient le journaliste Alain Gerlache et l’ex- candidat à la présidence des Engagés Marc Antoine Mathijsen. Ensemble, ils ont évoqué différents sujets d’actualité, notamment celui des finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a ensuite été question de la violence en politique et enfin, de la façon dont le premier ministre belge Bart De Wever est parvenu à se faire une place de choix lors des fêtes de Wallonie le week-end dernier.
Les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles sont dans le rouge. Ça n’est pas un secret. Un groupe d’experts vient de rendre ses conclusions et ses recommandations à ce sujet. Parmi celles-ci, on trouve l’augmentation du nombre d’enfants par classes ou l’allongement de la durée de travail des enseignants. Réformer ? Oui, mais comment et à quelles conditions ? Ni à la tronçonneuse, ni avec les bon vieux réflexes conciliateurs d’antan s’accordaient à dire les deux décrypteurs du jour.
Violence politique
Il a ensuite été question de la violence politique (et de la violence en politique, la nuance a son importance). Trois événements au moins ont suscité et illustré cet échange : l’assassinat de l’influenceur de droite radicale Charlie Kirk aux Etats-Unis (dont le dernier mot prononcé a précisément été « violence ») , les manifestations devant l’université de Liège au moment de la commémoration des 30 ans du décès du fondateur du parti libéral (Jean Gol dont la tombe avait été profanée le matin même) et enfin, des manifestations anti-asile massivement suivies au Royaume-Uni et copiées quelques jours plus tard aux Pays-Bas, dégénérant un pugilats.
De tous temps, la violence a fait partie de l’arsenal de la lutte politique. C’est plutôt dernièrement qu’elle n’était plus tellement employée. Qu’est-ce qui fait qu’elle revient en force aujourd’hui ? Est-ce à cause d’un monde plus dur à vivre et d’une difficulté plus grande à faire communauté çà et là ? Est-ce à cause des réseaux sociaux et du caractère lapidaire des déclarations qu’on y fait (quand celui qui a raison est celui qui fait taire l’autre) ? Est-ce la représentation parlementaire qui ne fonctionne plus ? Si la période n’est pas prérévolutionnaire, elle en donne bien des signes, y compris en Belgique et nos deux débatteurs partageaient au moins la même inquiétude quant à l’avenir.
Bart De Wever ministre de tous les belges ?
Dernier sujet abordé : le premier ministre belge et son succès de popularité lors fêtes de Wallonie. Bart De Wever était l’invité de ces célébration à Namur le week-end dernier. Il a souhaité aux Wallons présents de « Bones fiesses », reçu par Adrien Dolimont, le ministre-président wallon (MR). Comment De Wever a-t-il réussi un coup de com’ tel que celui-ci, se trouvant aussi à l’aise lors de ces fêtes que dans les travées du Jazz Middelheim d’Anvers ? Il y a quelque chose de résolument nouveau et étonnant à cela. Mais est-ce un bon présage pour la Wallonie qui voit clairement la solidarité (financière) flamande fondre comme neige au soleil à son égard ? Derrière les sourire et les bons mots, la disette est-elle à craindre ? Il est permis de se le demander…
Julien PAUL
