L’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, situées en Provence, en plein cœur du Vaucluse, a été fondée en 1970 par le père bénédictin Gérard Calvet. C’est ici que vivent cinquante-sept moines bénédictins au rythme de la prière et du travail selon la règle de Saint-Benoît « Ora et Labora ». Pour en savoir plus sur cette abbaye, Divine Box vous emmène à la découverte de son histoire, sa communauté et son savoir-faire, c’est parti !

Des débuts sans embûche
En 1970, Gérard Calvet, un moine bénédictin, ne se sent pas pleinement à sa place au sein de la communauté de l’abbaye de Tournay. Sans plus attendre, et avec l’accord de son père abbé, il prend sa mobylette et quitte l’abbaye en direction de Bédoin, un petit village provençal, pour y faire naître une nouvelle fondation. En août, il commence alors à vivre selon la règle de Saint-Benoît dans un prieuré près de la vieille chapelle Sainte-Madeleine (datant du XIe siècle). Il chante les offices en grégorien, célèbre la liturgie en latin, prie certains offices la nuit. L’histoire de l’abbaye du Barroux s’écrit peu à peu !
De surprises en surprises
Au départ, Dom Gérard s’attend à une vie solitaire, mais trois jours après son arrivée, un moine vient frapper à sa porte pour le rejoindre dans son aventure. Peu de temps après, deux moines se joignent à eux, puis trois, puis onze dès 1971.
La vie monastique s’organise et le petit prieuré initial, situé à côté de la chapelle Sainte-Madeleine, est restauré pour accueillir les onze moines déjà réunis autour du père Gérard. C’est une vraie réussite ! Si bien qu’en 1977, les moines, trop nombreux, doivent dormir dans des caravanes. Il est alors urgent de déménager. En septembre 1978, un terrain d’une trentaine d’hectares, situé entre le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail, est acquis par la nouvelle communauté.
Une restauration solidaire
Tout juste arrivés sur leurs nouvelles terres, les moines doivent financer de grands travaux. Malheureusement, c’est plus facile à dire qu'à faire ! Dom Gérard sillonne alors la France en quête de bienfaiteurs pour la restauration de l’abbaye du Barroux. Dès 1980, la première pierre est posée. Avec les techniques modernes, le projet vise à élever une abbaye romane classique de style provençal. Fin 1981, les travaux se terminent et la communauté s’installe pile à temps pour les fêtes de Noël. Bon, il n’y a ni chauffage ni électricité, mais les moines ne se découragent pas et y dorment dès leur arrivée.

L’abbaye est enfin reconnue !
En 1989, l’abbaye du Barroux est érigée en « abbaye » autonome. Tout juste revenu de Rome, Dom Dammertz, abbé Primat des Bénédictins, signe les papiers qui officialisent tout ça. La même année, après trois ans de constructions et une cérémonie de cinq heures, l'église de l’abbaye du Barroux est consacrée. Le cardinal Gagnon, avec l’archevêque d’Avignon et de quatorze autres prélats, y célèbre la messe lors de la fête des saints Anges gardiens. L’année suivante, en 1990, une partie de la communauté se rend au Vatican pour une audience privée avec le pape Jean-Paul II, et là l’abbaye du Barroux est reconnue par le Saint-Siège. Enfin, en 2008, l’abbaye intègre la confédération bénédictine qui favorise la vie selon la Règle de saint Benoît et la charité fraternelle entre les monastères.
Et aujourd’hui à l’abbaye ?
La communauté est composée de vingt-sept moines vivant selon la règle de Saint-Benoît (Ora et Labora) au rythme de la prière et du travail. Les moines récitent huit offices par jour (le premier étant à 3h30 du matin !) et travaillent de leurs mains : boulangerie, menuiserie, lingerie, potager, ou encore culture des oliviers et de la vigne pour ne citer qu’eux.
Pour la petite anecdote, l’application « Barroux » disponible sur Iphone et Android, permet de suivre les offices en direct de l’abbaye, sept fois par jour, pour « garder le monastère dans votre poche ! ».

De l’huile d’olive et du bon pain
Dès sa fondation, la communauté du Barroux se lance dans la confection artisanale de denrées alimentaires de base du temps de Jésus : le pain, l’huile et le vin. Le top du top de leurs produits monastiques reste leur pain de noix, encore chaud et croustillant, tout juste sorti du four de leur propre boulangerie. Bien sûr, il y a aussi leur huile d’olive confectionnée grâce à un moulin traditionnel tout droit venu d’Italie ! À l’aide de deux grandes meules de granit, ils extraient le nectar des olives de leur jardin. Une vraie pépite d’artisanat monastique !

Un vin qui sort de l’ordinaire
Depuis 1985 les moines de l’abbaye du Barroux sont vignerons ! En 2015 leur aventure prend un nouveau tournant, avec le lancement de « Via Caritatis » (signifie la voix de la charité) : une collaboration viticole entre l’abbaye (ses moines, ses vignes, son savoir-faire), et les vignerons alentours.
L’objectif de ce projet est double. Il s’agit de valoriser leur incroyable terroir comme don du Créateur et de subvenir financièrement aux besoins de la communauté. « La Voie de la Charité » : voici ce qui anime les moines, héritiers d’un vignoble pontifical du XIVe siècle. La gamme des vins du Barroux est large : rouge, blanc ou rosé, il y en a pour tous les goûts !

Et pour acheter les produits de l’abbaye du Barroux ?
Pour ça vous pouvez vous rendre directement sur place et même séjourner quelques jours à l’hôtellerie. Voici l’adresse : Abbaye Sainte-Madeleine, 1201 Chemin des Rabassières, 84330 Le Barroux. Mais si c’est trop loin pour vous, vous pouvez retrouver les produits de l’abbaye du Barroux directement sur la boutique monastique en ligne de Divine Box.
Source: Divine Box
