La vie loin des ondes: une occasion de se reconnecter au monde réel


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La vie loin des ondes: une occasion de se reconnecter au monde réel
Olivier, jeune père de famille témoigne: "J’ai l’impression que, pour les enfants comme pour les adultes, si on est passionné par des choses réelles, on a moins besoin de se réfugier dans les réseaux sociaux."
Par Anne-Françoise de Beaudrap
Publié le - Modifié le
3 min

Il semble excessivement difficile de ne pas avoir d’ordinateur ni de téléphone. Mais certaines personnes, voire des familles entières ou des communautés adultes, font le choix de s’isoler – pour un temps – du monde digital. Cela peut être à cause d’un engagement militant, pour garder le maximum de temps à la prière. La déconnexion peut encore résulter d’une nécessité pour préserver la santé d’une personne fragilisée par les ondes. Dimanche montre, au travers de trois exemples, qu’une vie est possible loin de ces dernières.

Olivier et sa famille ont "fait d'autres choix"

Quoi de mieux pour parler déconnexion que de discuter avec notre troisième témoin en pleine nature, loin des ordinateurs et des smartphones connectés. Olivier Terlinden et sa famille ont fait le choix de s’installer dans un village du Brabant wallon, à deux pas de la forêt. "J’essaye d’y marcher une heure chaque jour", confie Olivier. Parfois, il y trouve l’inspiration pour le roman qu’il écrit depuis deux ans. A d’autres moments, le seul plaisir de respirer l’air pur, de croiser d’autres personnes, d’apprécier le paysage le vivifie. "Si j’ai le choix entre passer une heure à discuter sur des groupes WhatsApp ou prendre ce même temps pour me promener, lire ou prier, la décision est vite prise", résume-t-il.

Olivier et Géraldine et leurs deux jeunes enfants ont privilégié un mode de vie où les écrans ont une place
réduite. Les choix numériques du couple reposent notamment sur une raison éthique: "Autant consommer ce dont on a besoin, et ne pas prendre ce dont nous n’avons pas réellement besoin." Olivier précise toutefois que les ordinateurs, smartphones et autres appareils numériques sont "des bons outils mais ils prennent du temps. Nous avons fait d’autres choix pour une bonne gestion de notre temps."

L'équipement peut dégrader les liens sociaux

Le père de famille reconnaît un style de vie peut-être un peu décalé par rapport au rythme trépidant du
monde moderne. Notamment pour les informations qu’il apprend par les amis, ou en consultant Internet
quand il est connecté… "C’est vrai que j’ai appris avec deux jours de retard que la cathédrale Notre-Dame
de Paris avait brûlé, mais être informé dans la minute n’est peut-être pas le plus important. Et les évènements graves, nous les apprenons aussi par les amis et la famille.
" Le seul objet moderne sur lequel son avis est tranchant concerne la petite lucarne: "Pour moi la télévision est une invention qu’on aurait sans doute mieux fait d’oublier. Cet équipement dégrade les liens sociaux. Sans elle, il y aurait peut-être encore des conteurs dans les villages et de longues veillées autour du feu."

Olivier évoque encore un autre aspect rendu possible par la déconnexion partielle qu’ils ont choisi d’adopter dans sa famille. Être trop sollicité via le smartphone ou les réseaux sociaux entraîne une dispersion de l’esprit. "J’ai l’impression que, pour les enfants comme pour les adultes, si on est passionné par des choses réelles, on a moins besoin de se réfugier dans les réseaux sociaux. Nous avons de quoi nous occuper avec ce qui nous entoure, nous sommes comblés." Cet état d’esprit leur a été largement inspiré par la lecture de Laudato si’ où le pape relie l’écologie et la préoccupation sociale pour nos contemporains.

✐ AFdB

Catégorie : Belgique

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