«Il ne peut y avoir de développement humain intégral sans éducation», a affirmé le Pape François lundi 23 janvier, lors de sa rencontre avec les volontaires de l'œuvre pour la promotion de l'alphabétisation dans le monde (OPAM). François a rendu grâce pour les 50 ans d’existence de cet organisme au service de l’éducation.

La veille de la journée internationale de l'éducation, le Pape François a reçu en audience les volontaires de l’Œuvre pour la promotion de l'alphabétisation dans le monde (OPAM). Il s’est entretenu avec eux sur leur mission et a souligné l’importance de l’éducation dans le processus du développement humain intégral.
OPAM, 50 ans au service de l’éducation
L'OPAM, Œuvre pour la Promotion de l'Alphabétisation dans le Monde, est une association non partisane et d'inspiration chrétienne fondée en 1972 par Don Carlo Muratore.
De retour en Italie après une longue mission au Venezuela , où il constate de première main que la cause principale de l'extrême pauvreté dans les pays du Sud du monde est l'ignorance absolue et l'analphabétisme total des populations, il décide de fonder l'OPAM pour aider ces peuples d'une manière nouvelle, apportant éducation et donc droits.
Depuis 50 ans, à travers 4500 projets menés dans 82 pays, l'OPAM fait de la promotion du droit à l'éducation l'instrument privilégié pour vaincre la pauvreté, promouvoir la dignité de chaque homme, favoriser l'auto- épanouissement des peuples et le Développement Durable pour tous.
Elle intervient à travers la construction d'écoles, la formation des enseignants, le soutien scolaire, l'alphabétisation et la formation professionnelle des adultes notamment des femmes. Elle s'engage également à promouvoir une culture de la Paix à travers des jumelages entre écoles du Nord et du Sud du monde, l'Education à la Mondialisation et des projets Interculturels.
Pas de développement humain sans éducation
«Vous venez de célébrer les 50 ans de la création de ce service par Don Carlo Muratore qui, dans son expérience missionnaire, s'est rendu compte qu'une partie essentielle de l'évangélisation et de la promotion humaine est l'éducation», a d'abord rappelé le Saint-Père. Le Souverain pontife a salué la mémoire du pape Paul VI qui, en écrivant l’encyclique Populorum Progressio, a montré que «le développement était la voie de la paix».
Or, a déclaré François, «il ne peut y avoir de développement humain intégral sans éducation». C’est pour raison que François a rendu «grâce à Dieu pour le zèle apostolique de Don Carlo, pour son grand cœur et son esprit ouvert». Pour le Saint-Père, cette œuvre tient compte «des impératifs de la réalité historique et du Magistère de l'Église». Il a aussi manifesté sa gratitude «aux collaborateurs et aux nombreux bénévoles et sympathisants"
L'OPAM apaise la faim d'éducation
«Malgré les nombreuses et généreuses œuvres de solidarité réalisées au niveau civil et ecclésial, les causes du sous-développement n'ont pas été éliminées», a ensuite regretté le Pape. François est revenu sur l’objectif de cette œuvre qui «vise précisément à supprimer l'une des causes du sous-développement, l'analphabétisme». Car, dit-il «l'éducation de base est le premier objectif d'un plan de développement».
Pour le Saint-Père, la «faim d'éducation n'est en réalité pas moins déprimante que la faim de nourriture». Considérant le travail qu’effectue cette œuvre dans le domaine de l’éducation, François n’a pas hésité à désigner OPAM comme «pain de l'éducation».
En promouvant l'éducation, l'OPAM contribue au rêve de fraternité
«Le rêve de Populorum progressio est le même que celui de l'encyclique Fratelli tutti; c'est le rêve de l'Église, ou plutôt le rêve de Dieu, qui veut un monde dans lequel nous pouvons tous vivre comme des frères et sœurs en pleine dignité», a souligné le Souverain pontife. François a remercié l'OPAM pour son engagement à «la réalisation de ce rêve de fraternité et d'amitié sociale qui ne se limite pas aux mots».
Cet engagement en collaboration avec tant de missionnaires travaillant «sur le terrain», en mettant en œuvre «un projet éducatif, ou un soutien scolaire, ou des adoptions à distance», contribue à «générer un monde ouvert où tous sont accompagnés sur le chemin de leur vie». Cette marche d’ensemble, a souligné François, n’est pas seulement pour «subvenir aux besoins fondamentaux», mais pour que chacun puisse «donner le meilleur de lui-même».
S.D. avec Jacques Ngol, SJ – Cité du Vatican pour VaticanNews
