Nouvelle supérieure générale des Religieuses de l’Assomption


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Nouvelle supérieure générale des Religieuses de l’Assomption
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

La congrégation, réunie en chapitre, vient d’élire sa nouvelle supérieure générale. Sœur Martine Tapsoba est originaire du Burkina Faso et doit sa vocation à sa mère.

Sœur Martine Tapsoba, nouvelle supérieure générale des religieuses de l’Assomption, entend rappeler la ligne générale de la vocation assomptionniste : « Nous devons répondre aux défis actuels à partir de notre charisme, de notre identité de femmes apostoliques et contemplatives, dont la mission principale est l’éducation ». Et d’ajouter : « Nous souhaitons travailler avec d’autres acteurs ; certains nous ont devancées, et nous devons apprendre d’eux ».

À l’origine de la vocation de Sœur Martine, il y a une grande « femme de foi » : sa mère ! Pour échapper à un mariage forcé, celle-ci quitta son village où prédominaient les coutumes et la religion traditionnelles, et trouva refuge chez les sœurs de l’Immaculée Conception, à Ouagadougou. À leur contact, elle forma le désir de devenir chrétienne.

L’enfance de la religieuse est marquée par d’autres figures de femmes : ces religieuses qu’elle côtoie à l’école – d’abord celles de Ouagadougou, puis les Religieuses de l’Assomption, à Koudougou (à l’est de la capitale). Le désir de les suivre s’impose. « J’ai eu un vrai coup de foudre pour la dimension internationale de vie fraternelle assomptionniste » , explique Sœur Martine. La jeune fille est aussi touchée par « leur manière d’éduquer à la liberté » . Et de noter comment les religieuses l’ont aidée à prendre le temps de choisir – librement – la vie religieuse.

Nommée provinciale de l’Afrique de l’Ouest et, en 2006, conseillère générale des Religieuses de l’Assomption, la nouvelle supérieure se passionne pour la mission d’éducation de la congrégation déclinée très différemment selon les contextes locaux. La congrégation est en effet présente dans 32 pays, sur quatre continents.

Le chapitre qui se déroule en ce moment, a ainsi donné la parole à différents intervenants comme Benoît Faraco, porte-parole de la Fondation pour la nature et pour l’homme initiée par Nicolas Hulot, pour aborder les problèmes de nos sociétés contemporaines – écologie et migrations, solidarité et finances, etc.

Pour la nouvelle supérieure générale, les femmes ont une vocation spécifique d’écoute, d’attention à la vie, à ses fragilités, et à son rythme, « qui n’est pas celui de la réussite » . Elle n’a pas peur de parler d’un « leadership féminin »: être au service des personnes pour leur faire découvrir leurs talents et leur place, « comme une mère accompagne ses enfants » . Un leadership « qui inclut les plus fragiles dans les grandes décisions, au lieu de décider à leur place ».

La Croix

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