Décès de Dominique Lapierre, auteur de « La cité de la joie »


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Décès de Dominique Lapierre, auteur de « La cité de la joie »
Par Vatican News
Publié le
2 min

Connu mondialement pour ses best-sellers, l'écrivain et journaliste français s'est éteint le 4 décembre à l’âge de 91 ans.

Dominique Lapierre
30.07.1931 - 04.12.2022

Son talent de conteur avait attiré des millions de lecteurs. L'écrivain Dominique Lapierre est mort le 4 décembre à 91 ans dans le Var, dans la maison médicalisée où il vivait depuis plusieurs années. Ancien grand-reporter à Paris Match, il s'était fait connaître du grand public par ses livres co-écrit avec le journaliste américain Lary Collins. Parmi ces succès, Paris brûle-t-il ? publié en 1965 ou Ô Jérusalem paru en 1971Des ouvrages qui allient l'enquête journaliste au souffle romanesque sur des grands bouleversements de l'histoire. 

Mais c'est avec La Cité de la joie, sorti en 1985, que Dominique Lapierre acquiert une popularité mondiale. Il relate l'histoire d'un prêtre français oeuvrant dans les bidonvilles de Calcutta. Une figure inspirée par deux missionnaires du Prado, le père François Laborde et le père Gaston Dayanand. Le roman, traduit en plus de 30 langues et vendu à plus de 40 millions d’exemplaires, sera adapté au cinéma par Roland Joffé en 1992.

Passionné par l'Inde et ses habitants, Dominique Lapierre va reverser ses droits d'auteurs à ce pays-continent, permettant la construction de puits d'eau potable où la prise en charge de milliers de lépreux. «J'ai distribué plusieurs millions d'euros de microcrédit à des gens très pauvres à qui j'ai pu apprendre à lire et à écrire pour qu'ils deviennent des petits entrepreneurs et que, de cette façon, ils sortent de leur pauvreté sans être assistés, qu'ils deviennent eux mêmes autonomes», confiait-il lors d’une visite dans les studios de Radio Vatican en 2011. 

«Tout ce qui n'est pas donné est perdu»

Au début des années 1980, il se rend avec son épouse dans un bidonville de Calcutta auprès de Mère Teresa. De la future sainte, il apprendra un proverbe dont il a voulu faire sa devise : «Tout ce qui n'est pas donné est perdu». L'écrivain français va rester profondément marqué par la fondatrice des missionnaires de la charité. «La plus grande maladie aujourd'hui n'est pas la lèpre ni la tuberculose, mais le sentiment d'être indésirable, rejeté, abandonné de tous», lui confiera-t-elle. Au moment de sa canonisation en 2016, Dominique Lapierre écrira un long récit dans Paris-Match sur la vie de la sainte de Calcutta. 

En 2011, la maison d’édition milanaise Il Saggiatore a publié «India mon Amour», un livre rassemblant textes et photos et synthétisant près d'un demi-siècle de passion pour l'Inde et ses habitants.

Olivier Bonnel - Cité du Vatican

Illustration © Asha Bhavan Center


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