Ils étaient 50 000 fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, ce dimanche 9 octobre, pour assister à la messe de canonisation des bienheureux Giovanni Battista Scalabrini et Artemide Zatti. Mais qui sont-ils?

Dans son homélie, le pape François est revenu sur l'itinéraire des deux saints canonisés, Giovanni Battista Scalabrini et Artemide Zatti, qu'il avait qualifié d'apôtres de la charité. Parce qu'ils étaient profondément dévoués aux malades, aux petits, aux migrants, aux multiples visages du Christ souffrant sur terre.
Un évêque au service des migrants
Les deux futurs saints ont tous deux vécu au tournant des XIXe et XXe siècles. Giovanni Battista Scalabrini était évêque de Plaisance et a fondé les congrégations des Missionnaires de Saint-Charles avec la mission spécifique de servir les migrants. Le 21 mai, le Pape a autorisé la dispense du deuxième miracle pour sa canonisation
Mgr Scalabrini affirmait que dans la marche commune de ceux qui émigrent, il ne faut pas voir seulement des problèmes, mais aussi un dessein de la Providence, a fait savoir le Pape lors de la messe de canonisation. Scalabrini regardait au-delà, il regardait en avant, vers un monde et une Église sans barrières, sans étrangers.
Quant au frère salésien Artemide Zatti, François le présente comme un exemple vivant de gratitude. Guéri de la tuberculose, il a consacré toute sa vie à gratifier les autres, à soigner les malades avec amour et tendresse. «On dit qu'il a été vu portant le cadavre d'un de ses malades sur ses épaules», raconte le Pape.
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Une vie retrouvée tout entière offerte aux malades
Artemide Zatti a fait la connaissance des salésiens à Bahía Blanca, où lui et sa famille étaient venus d'Italie en 1897. Malheureusement, beaucoup de migrants ont perdu les valeurs de la foi, pris par le travail et les problèmes rencontrés. Mais la famille Zatti, Dieu merci, était une exception, raconte le Pape. Leur participation à la vie de la communauté chrétienne, leurs relations cordiales avec les prêtres, la prière commune à la maison et la fréquentation des sacrements n'ont pas fait défaut.
L'hôpital et les maisons des pauvres, visités nuit et jour en se déplaçant à bicyclette, étaient la frontière de la mission d’Artemide. Il a vécu le don total de lui-même à Dieu et la consécration de toutes ses forces au bien de son prochain. Son travail intense et sa disponibilité inlassable pour les besoins des pauvres étaient animés par une profonde union avec le Seigneur.
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Cette vie retrouvée, fait savoir le Pape, n'est plus sa propriété, mais est «tout entière destinée aux pauvres». Il vécu cette mission en communion avec ses confrères salésiens.

«Recevons-nous les migrants comme des frères et sœurs?»
Improvisant dans son homélie, François a eu une pensée très forte pour les migrants. Leur exclusion «est scandaleuse et criminelle. Elle les fait mourir avant nous», a-t-il lancé, rappelant une nouvelle fois comment la Méditerranée est devenu «le plus grand cimetière du monde».
Le Pape exhorte à leur ouvrir les portes. «Non, on ne les exclut pas, on les envoie ailleurs: dans les camps, où ils sont exploités et vendus comme esclaves. Frères et sœurs, aujourd'hui nous pensons à nos migrants, ceux qui meurent. Et ceux qui sont capables d'entrer, les recevons-nous comme des frères ou les exploitons-nous? Je vous pose la question».
Le Pape a aussi fait allusion aux réfugiés ukrainiens en particulier: «Il y a une migration en ce moment, ici en Europe, qui nous fait tant souffrir et nous pousse à ouvrir nos cœurs: la migration des Ukrainiens qui fuient la guerre. N'oublions pas aujourd'hui l'Ukraine martyrisée!»
Source : VaticanNews
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