La mission permanente du Saint-Siège à l’OSCE (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), qui siège à Vienne (Autriche), a plaidé pour la mise à jour de la législation anti-traite humaine, lors d’une troisième rencontre sur «la protection des droits des victimes de la traite», le 18 juillet. Il s’agit selon la représentation vaticane de «protéger les intérêts de l’enfant» par des politiques renforçant, avant tout, la famille.

À l'occasion d’une troisième réunion sur la protection des victimes de la traite des personnes, au siège viennois de l’OSCE, le 18 juillet, à Vienne, la mission permanente du Saint-Siège a réitéré son appel à ce que «tout doit être fait pour que les enfants victimes puissent vivre et se rétablir en paix dans leur environnement familial».
Les familles, une priorité sociale
Les conventions internationales, les directives régionales, les règlements et de nombreuses lois nationales soulignent la nécessité de protéger les mineurs et de sauvegarder «l'intérêt supérieur de l'enfant». Or, le Saint-Siège regrette que tout cela ne soit pas suffisant pour protéger les enfants de la traite.
Le Saint-Père affirme souvent la nécessité de garantir une enfance sereine afin que les enfants puissent envisager la vie et l'avenir «avec confiance»: «Malheur à ceux qui étouffent leur joyeux élan d'espérance!». D'où l'accent mis sur le fait que la protection des enfants «passe d'abord et avant tout par le renforcement de la famille». Ainsi, les familles doivent recevoir les outils de base pour protéger les enfants, à savoir soins de santé, logement décent et éducation.
Malheur à ceux qui étouffent leur joyeux élan d'espérance !
Pape François, 12 juin 2013, place Saint-Pierre.
Mettre à jour continuellement les droits de l'enfant
La mission permanente auprès de l'OSCE a ensuite évoqué la protection des enfants contre les abus sexuels et le travail infantile, exhortant à «une mise à jour continue» du droit international en la matière.
Les mécanismes de protection doivent tenir compte des différentes circonstances dans lesquelles la traite se propage, de la protection des enfants dans le monde numérique à la protection contre les conséquences de la guerre et le long des routes migratoires, a précisé le communiqué de l’intervention du Saint-Siège, rappelant que toute action appropriée pour assurer la sécurité de l’enfant ne peut se faire sans respecter les droits primaires et inaliénables des parents.
Le Vatican a été admis à l’OSCE le 25 juin 1973. Cette organisation de sécurité paneuropéenne compte 57 membres.
À l'OSCE, les priorités du Saint-Siège portent sur la résolution pacifique des conflits, la liberté religieuse, la lutte contre la traite humaine, contre le trafic de drogue et le crime organisé, le désarmement et la non-prolifération, les réfugiés et les migrants, la protection des minorités nationales, la lutte contre le terrorisme, ainsi que l'économie et l'environnement et leurs conséquences pour les populations.

Texte : Vatican News

