Six délégations de l'ACAT en Europe viennent de publier une déclaration commune, elles dénoncent le sort réservé aux hommes, femmes et enfants le long de la frontière entre Pologne et Biélorussie.

"Quand je vois la météo pluvieuse et froide que nous connaissons actuellement en Europe de l'Ouest, je pense à ce que vivent les migrants coincés à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie." Cécile Auriol, qui s'exprime ainsi, est administratrice de l'ACAT Belgique depuis 2009, chargée de préparer les appels urgents. "Dans cette situation monstrueuse, les migrants ont été utilisés comme leviers politiques. C'est inacceptable pour les chrétiens que nous sommes."
Les organisations ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture) de six pays d'Europe ont donc publié une déclaration commune, pour dénoncer les "Abus et abandon de migrants, dont des familles avec enfant(s), victimes de la 'guerre hybride' sur les marches orientales de l’Union européenne". Cette déclaration est signée par les délégations de Belgique, Allemagne, Luxembourg, Italie, Suisse et Espagne, mais "Toutes les ACAT sont concernées par les questions migratoires", comme le rappelle la chargée de plaidoyer au sein d'ACAT Belgique.
📌 Relire la déclaration du Pape François sur cette question
Le texte s'adresse aussi bien à la Commission européenne qu'aux gouvernements concernés, en Pologne, Biélorussie, Lettonie et Lituanie. Les délégations ACAT demandent d'abord une "aide humanitaire urgente" destinée aux migrants, avec "en premier lieu, les enfants et familles." Les ACAT font aussi appel à tous les pays européens pour organiser l'accueil des migrants dans des conditions dignes de la Convention de 1951. A l'instar d'autres organisations militantes, ACAT Belgique proposera à ceux et celles qui veulent se mobiliser, d'envoyer une lettre de protestation à Ursula Van der Leyen, en tant que présidente de la Commission européenne.
AF de Beaudrap
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🔎 Pour consulter l'intégralité la déclaration commune des ACAT
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