Selon Ettore Gotti Tedeschi, président de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), "ce qui a le plus été dénaturé ces dernières années", outre le contexte culturel et la responsabilité, c’est le rôle de la finance et de la banque.
"Au cours des deux dernières décennies, explique-t-il dans son éditorial, la finance a en effet pourvu à l’exigence de développement, en compensant la croissance réelle qui s’est effondrée à cause de la crise démographique et du processus de délocalisation de la production du monde occidental vers le monde asiatique".
Afin de "faire croître artificiellement le PIB, en gonflant, à travers des instruments sophistiqués, la finance nécessaire pour soutenir la dette", un système culturel spécifique a dû être instauré, marqué par un faible sens de la responsabilité de la part des opérateurs, intéressés davantage à "leurs stock-options et leurs bonus" qu’à la croissance. La conclusion d’Ettore Gotti Tedeschi : "Des personnes peu formées, avec des objectifs erronés, dans un contexte d’intervention fragile, ne peuvent conduire qu’à la débâcle".
(apic/imedia)

