
Le pape François lors de l'Angelus ce 10 janvier 2021 © Vatican Media
Ce dimanche 10 janvier, après la prière de l'Angelus, le pape François a exhorté les « autorités de l’État et l’entière population américaine à maintenir haut leur sens des responsabilités » afin de traverser la crise politique marquée par l’occupation du Congrès par des militants pro-Donald Trump le 6 janvier.
« J’adresse un salut affectueux à la population américaine, marquée par le récent incident au Congrès ». « Je prie pour ceux qui ont perdu la vie », a déclaré le pape après sa catéchèse et la prière de l’angélus, avant de souligner que « La violence est autodestructrice. Rien ne se gagne par la violence et tant se perd ».
Il a ensuite appelé "les autorités de l’État et l’entière population a maintenir haut leur sens des responsabilités afin de rasséréner les âmes et de promouvoir la réconciliation nationale et la paix et toutes les catégories démocratiques ancrées dans la société".
Invoquant la Vierge immaculée, patronne des États-Unis, le pape a souhaité qu'elle puisse aider les Américains à « maintenir vive la culture de la rencontre, du soin comme voie maîtresse pour construire ensemble le bien commun ».
L’amour appelle l’amour
Avant cet appel, le Pape François a rappelé le sens de la fête du Baptême du Seigneur, célébrée ce dimanche dans l'Eglise : par son baptême, Jésus débute sa vie publique en se mêlant aux pécheurs, offrant ainsi son «manifeste programmatique». Lors de notre baptême, à notre tour, nous devenons enfants de Dieu, marqués par sa miséricorde.
Mercredi, lors de l’Épiphanie, Jésus n’était qu’un enfant, adoré par les Rois Mages. Ce dimanche, en la fête du Baptême du Seigneur, la liturgie nous fait faire un bond temporel de près de trente ans durant lesquels nous ne savons qu’une chose, a noté le Pape : «ce furent des années de vie cachée, que Jésus passa en famille ; quelques années comme migrant pour fuir la persécution d'Hérode d'abord en Egypte, les autres années à Nazareth, à apprendre le métier de Joseph et en famille, obéissant à ses parents, étudiant et travaillant».
Jésus a donc vécu «la vie de tous les jours, sans apparaître», ce qui nous dévoile «la grandeur du quotidien, l’importance aux yeux de Dieu de chaque geste et moment de la vie, même le plus simple et caché», a souligné François.
Jésus se mêle aux pécheurs
Jésus débute donc sa vie publique par le baptême dans le Jourdain, un rite pénitentiel administré par Jean le Baptiste, «un signe de la volonté de se convertir, en demandant pardon pour ses péchés». «Certes, Jésus n’en avait pas besoin», a remarqué le Saint-Père, mais il le fait tout de même «parce qu’il veut être avec les pécheurs».
Par ce geste, «Jésus nous offre ainsi son 'geste programmatique'». «Il nous dit qu’il ne nous sauve pas par le haut, par une décision souveraine ou un acte fort, mais en allant à notre rencontre et en prenant sur soi nos péchés. Voilà comment Dieu vainc le mal dans le monde : en s’abaissant et en le prenant en charge», a expliqué François.
Le baptême et la miséricorde de Dieu
Après le baptême de Jésus, la Trinité se révèle. «Dieu se manifeste quand apparaît la miséricorde parce que c’est son visage. Jésus se fait serviteur des pécheurs et est proclamé Fils; il s’abaisse vers nous et l’Esprit descend sur Lui. L’amour appelle l’amour» a poursuivi le pape.
Il en est de même pour nous : «Notre vie est marquée par la miséricorde qui s’est posée sur nous avant même que nous ne fassions quoi que ce soit». «Nous avons été sauvés gratuitement. Le salut est gratuit», et cela advient le jour de notre baptême. «Mais ceux qui ne sont pas baptisés reçoivent aussi la miséricorde de Dieu, toujours, parce que Dieu est là, il attend. Il attend que s’ouvrent les portes des cœurs» a encore insisté François.
Source : cath.ch/imedia/ah/mp/in et Vatican News
