Ou le témoignage enthousiaste d'une volontaire qui revient sur les beautés de son engagement. Nicole Dejonghe a témoigné, lors de la veillée de prière de Noël à Frasnes, du projet qui donne sens à sa vie.
"Être volontaire, bénévole, c’est donner de soi, de son temps gratuitement pour aider, non seulement ceux qui sont dans la précarité, mais aussi, ceux qui souffrent dans leur corps et dans leur esprit. Étant bénévole à la Croix-Rouge de Belgique, j’ai été témoin d’événements très marquants. J’en ai choisi un parmi tant d’autres…
J’ai eu l’occasion de rencontrer une adolescente, enfant victime du Softenon. Elle n’a pas de bras, les mains sont rattachées directement aux épaules. Imaginez-vous sa vie au quotidien, sans bras. Elle devait se faire aider pour tout, vraiment pour tout. Ses parents l’aimaient beaucoup, la protégeaient, la surprotégeaient, on peut le comprendre. Elle avait besoin de sortir du cocon familial. Elle m’a contactée et m’a demandé, si malgré son handicap, elle pouvait être intégrée dans la Croix-Rouge Jeunesse. Évidemment, elle a été acceptée. Nous avons eu l’occasion d’avoir de nombreuses conversations. Et c’est au cours de l’une d’entre elles que nous avons trouvé un système tout simple qui lui permettait de devenir quasiment autonome. Cela a été pour elle une véritable explosion. Elle a réalisé tout ce qu’elle allait pouvoir faire seule. Sa vie a changé. Je dois avouer que la mienne aussi a changé.
Les années ont passé, elle a fait des études, elle est psychologue, elle s’est mariée, elle a trois enfants. Elle est devenue un des porte-paroles des enfants victimes du Softenon, et c’est un vrai bonheur de voir la jeune femme épanouie qu’elle est devenue. Voilà un exemple de grands moments que l’on vit en tant que volontaire."
Retrouvez ce témoignage sur le blog des Médias Catholiques : Échos des Clochers: Etre bénévole peut changer la vie !
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