Pour le patriarche de Jérusalem, le processus de paix israélo-palestinien a échoué


Partager
Pour le patriarche de Jérusalem, le processus de paix israélo-palestinien a échoué
Par Jean-Jacques Durré
Publié le - Modifié le
2 min

Des milliers de pèlerins, défiant le vent et une pluie drue, se sont massés dans les rues de Bethléem à l’occasion de la veillée de Noël. Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, a célébré la messe de minuit en l’église Sainte-Catherine, à côté de la basilique de la Nativité, en présence du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et du maire de Bethléem, Victor Batarseh. Dans son homélie, il a estimé à que le processus de paix israélo-palestinien avait échoué.

Le chef de l’Eglise catholique en Terre Sainte, rappelant que le processus de paix avait laissé « le goût amer de promesses non tenues et un sentiment de méfiance », a lancé un appel pour que soit mis un terme à la violence et à l’injustice. Dans son homélie, Mgr Fouad Twal a réclamé la paix, la stabilité et la sécurité pour tout le Moyen-Orient, en remerciant expressément le président Abbas pour « ses efforts incessants en vue d’obtenir une paix juste au Moyen-Orient, dont le fer de lance est la création d’un Etat palestinien ». Le patriarche de Jérusalem avait déjà évoqué ce propos la semaine dernière.

Parlant du "printemps arabe", le patriarche latin de Jérusalem a appelé les fidèles à prier pour le retour au calme et la réconciliation en Syrie, en Egypte, en Irak et en Afrique du Nord. Cette année, près de 500 fidèles appartenant à la petite minorité chrétienne de Gaza avaient été autorisés à passer les impressionnants barrages qui séparent les territoires palestiniens d’Israël pour se rendre à Bethléem.

Liban: Le patriarcat maronite craint pour l’avenir des chrétiens du Moyen-Orient

De son côté, Mgr Samir Mazloum, vicaire patriarcal maronite au Liban, s’est inquiété pour la liberté des chrétiens au Moyen-Orient, estimant que les pays de la région « ne semblent pas se diriger vers plus de liberté ». Et s’ajouter : « Toutes les minorités du Moyen-Orient sont inquiètes aujourd’hui. Même les sunnites modérés ont peur de l’éventuelle arrivée des extrémistes au pouvoir ». Sur le plan libanais, Mgr Mazloum a assuré être ouvert au dialogue avec toutes les parties.
Apic/JJD

Catégorie : International

Dans la même catégorie