Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines


Partager
Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
3 min
En cette Journée de la tolérance zéro, je lance un appel en faveur d’une action accrue, concertée et mondiale pour mettre fin aux mutilations génitales féminines et garantir pleinement le respect des droits fondamentaux des femmes et des filles. » — António Guterres, Secrétaire général de l'ONU

Les mutilations génitales féminines recouvrent l'ensemble des interventions qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Elles sont reconnues au niveau international comme étant une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles.

Elles sont le reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes et des filles. Ces pratiques violent également leurs droits à la santé sexuelle et reproductive, à la sécurité et à l'intégrité physique, le droit d'être à l'abri de la torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsque ces pratiques ont des conséquences mortelles.

Les MGF sont principalement pratiquées dans 30 pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d'Asie du sud, où les données sont disponibles, mais restent une procédure courante même dans certains pays asiatiques tels que l’Inde, l’Indonésie, l’Iraq et le Pakistan, ainsi que parmi certaines communautés autochtones d’Amérique latine, comme celle d'Embera en Colombie. Elle persiste également parmi les populations de migrants vivant en Europe occidentale, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande.

En juillet 2018, le Secrétaire général a publié le rapport « Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines », où il affirme que les efforts pour mettre fin à ces pratiques doivent également cibler les groupes de femmes et de filles les plus exposés, en particulier ceux qui font face à des formes de discrimination multiples et croisées, comme les femmes réfugiées et migrantes et les femmes vivant dans des communautés rurales et isolées. De même, les principes d’universalité et de respect des droits de l’homme qui sous-tendent le Programme de développement durable à l'horizon 2030 exigent que les parties prenantes s’attaquent aux mutilations génitales féminines, quelles que soient les circonstances, les normes culturelles et sociales, le pays d’origine ou de destination.

Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) dirigent conjointement le plus grand programme mondial visant à accélérer l'abandon des mutilations génitales féminines. Ce Programme conjoint FNUAP-UNICEF est concentré dans 17 pays africains et soutient également différentes initiatives régionales ou internationales.

Le thème de cette journée est également abordé par l'Initative Spotlight, un projet mené conjointement par l'Union européenne et les Nations Unies afin d'éliminer toutes les formes de violence faites aux femmes et aux filles. Parmi les cibles de cette initiative: la violence sexuelle et basée sur le genre, et les pratiques néfastes en Afrique sub-saharienne.

Quelques chiffres:

  • 200 millions de femmes et de filles dans le monde ont subi l'une ou l'autre forme de mutilation génitale féminine.
  • D’ici à 2030, on estime que 68 millions de filles dans le monde subiront des mutilations génitales féminines si l’on n’accélère pas les efforts visant à éliminer ces pratiques néfastes.
  • Les mutilations génitales féminines sont pratiquées principalement sur des jeunes filles entre la petite enfance et l'âge de 15 ans.
  • Les pays qui présentent les plus haut taux de prévalence de cette pratique parmi les filles et les femmes âgées de 15 à 49 ans sont la Somalie (98%), la Guinée (97%), Djibouti (93%) et l'Égypte (87%).

Source : un.org

Catégorie : International

Dans la même catégorie