Connu pour ses thèses contestant le génocide des juifs et l’existence de chambres à gaz, Robert Faurisson est mort à l’âge de 89 ans à son domicile de Vichy.
Robert Faurisson commence dès le début des années 1960 à se pencher sur l’histoire du génocide des Juifs. Sa thèse est d’affirmer que les chambres à gaz n’ont jamais été utilisées pour gazer les hommes, mais qu’elles servaient d’épouillage en temps de guerre. L’ancien professeur de littérature de l’université de Lyon, où il est entré en 1973, avait fait face à une cascade de procès après que ses thèses eurent été publiées dans la presse, fin 1978, déclenchant de vives protestations chez les victimes de la Shoah et dans toute la société française et européenne.
Il publie alors dans Le Monde une lettre tribune intitulée « le problème des chambres à gaz ou la rumeur d’Auschwitz ». La polémique enfle, il ne peut plus exercer normalement ses cours et se consacre alors à l’enseignement à distance.
M. Faurisson soutenait donc que le génocide des juifs par les nazis durant la seconde guerre mondiale était un mensonge destiné à récolter des dommages de guerre et que les déportés sont morts de maladie et de malnutrition. Il contestait aussi l’authenticité du Journal de la jeune juive néerlandaise Anne Frank.
Il a été le premier justiciable français condamné en vertu de la loi Gayssot de 1990, qui interdit de contester les crimes contre l’humanité définis en 1946 par le statut du tribunal de Nuremberg.
L’historien de la déportation Serge Klarsfeld a réagi, ce lundi matin, à sa mort, qui, selon lui, a « rendu un grand service involontairement » en permettant que la Shoah soit « l’un des événements les mieux connus du monde ».
Source: LeMonde.fr

Connu pour ses thèses contestant le génocide des juifs et l’existence de chambres à gaz, Robert Faurisson est mort à l’âge de 89 ans à son domicile de Vichy.