Maurane, c’était la voix de l’âme


Partager
Maurane, c’était la voix de l’âme
Par Pierre Granier
Journaliste de CathoBel
Publié le - Modifié le
2 min

"La voix est le reflet de l'âme" pouvait-on lire en 2015 à la Une du magazine "Panorama". C'est Maurane qui s'exprimait ainsi dans un long entretien accordé au mensuel chrétien. Quelques années plus tôt, Salvatore Adamo avait témoigné dans "La vie en rouge", le livre autobiographique de la chanteuse belge (écrit en collaboration avec le journaliste Thierry Coljon ) que "Maurane, c’est la voix de l’âme. Quelqu’un qui caresse l’âme quand elle chante."
On ne saurait effectivement mieux rendre hommage à Maurane qu'en l'associant à ces deux mots "âme" et "voix". Une voix de velours, chaude, exceptionnelle. Une voix parfaite pour faire passer toute l'authenticité des émotions, qu'il s'agisse de mélancolie ("Sur un prélude de Bach"), de joie ("Toutes les mamas"), de tristesse ("Ça casse").

La voix d'or de la chanson française

Arrivée au monde en 1960, la jeune Claudine Luypaerts à l'état civil, est devenue Claudie Claude pour monter sur scène au milieu des années 70. Puis Maurane est née en 1984. Et le succès lui sourit enfin deux plus tard avec le titre "Danser", lui ouvrant ainsi les portes d'une belle carrière (onze albums studio), couronnée par le titre de meilleure interprète francophone aux Victoires de la musique en 1994 devant … Céline Dion.
Sa carrière, un peu en sommeil ces dernières années en raison de problèmes de santé et notamment de cordes vocales, devait être relancée par un album hommage à Jacques Brel. Maurane était même remontée sur scène le weekend dernier, à l'occasion de la fête de l'Iris à Bruxelles.
Avec le décès de cette interprète si talentueuse, "La voix d'or de la chanson française", disparaît une femme à la forte personnalité, au caractère bien trempé, franche et généreuse, mais toujours simple.
Il nous reste sa voix pour l'éternité, et c'est toujours aussi beau.

 

P.G.

Catégorie : Belgique

Dans la même catégorie