Journée internationale des luttes paysannes: mobilisation contre les accords de libre-échange à Bruxelles


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Journée internationale des luttes paysannes: mobilisation contre les accords de libre-échange à Bruxelles
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
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Chaque année, le 17 avril, c’est la journée internationale des luttes paysannes. Aujourd'hui à Bruxelles, la mobilisation se concentrera sur les accords de libre-échange (ALE). La Via Campesina ("la voix paysanne"), sera présente pour l'événement.

"Les paysannes et paysans du monde sont les premières victimes des politiques de 'libre échange', la variable d’ajustement et la monnaie d’échange des négociations en cours. Avec La Via Campesina, ils dénoncent aujourd’hui une course effrénée pour produire plus au moindre coût", peut-on dire sur la page consacrée à la journée des luttes paysannes du Réseau de soutien à l'agriculture paysanne (LuttesPaysanes.be).

Il y a vingt ans déjà…

Il y a une vingtaine d'année, le 17 avril 1996, dix-neuf paysans avaient été assassinés à Eldoarado dos Carajas au Brésil. Ils faisaient partie du "Mouvement des travailleurs sans-terres" et manifestaient pour un accès à la terre contre la monopolisation des terres cultivables par les grandes entreprises et les multinationales.

Parallèlement, le mouvement La Via Campesina prenait de l'ampleur. Ce mouvement, né à Mons en 1993, réunit différentes organisations paysannes à travers le monde pour faire valoir les droits des paysans à l'ONU. La Via Campesina s'engage sur plusieurs fronts: la défense de la souveraineté alimentaire, l’agroécologie (un « élément essentiel de la résistance au système économique qui met en avant le profit au dépend de la vie »), la préservation des semences locales (plusieurs semences anciennes sont interdites car non répertoriées par le Codex Alimentarius), les droits des paysans et la place des femmes dans l’agriculture.

Un combat sans fin

En Belgique, ce 17 avril est l'occasion de réunir de nombreux paysans et militants pour une agriculture éthique, contre les accords dont la négociation est en cours entre l'Union Européenne et le Mercosur (Argentine, Paraguay, Uruguay et Brésil). Ces accords de libre-échange astreindraient en effet nos producteurs belges à une concurrence insoutenable. Le Soir spécifiait récemment que le manque à gagner approche les 60 millions d’euros pour la Belgique et ses éleveurs. Et pourtant l’Union européenne met la pression pour que les négociations soient bouclées pour le mois de mai, avant les élections au Brésil.

Ces accords représentent pourtant une menace non seulement pour les petits producteurs, mais également pour les consommateurs, puisque les normes sanitaires des pays du Mercosur sont fort différentes de celles qui prévalent en Europe, comme précisé sur la page belge LuttesPaysanes.be, consacrée à ce 17 avril. L'ALE pose un problème similaire au CETA et au TAFTA.

 

MMH

 

 

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