Eric-Emmanuel Schmitt, Mgr Delville, Lode Van Hecke, Tommy Scholtes… Les hommages au Père Charles Delhez affluent


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Eric-Emmanuel Schmitt, Mgr Delville, Lode Van Hecke, Tommy Scholtes… Les hommages au Père Charles Delhez affluent
Père Charles Delhez © Droits réservés - CathoBel
Par La rédaction
Publié le - Modifié le
16 min

Décédé ce 8 avril, le père Charles Delhez, un intellectuel remarquable et un homme d'écoute, a profondément marqué de son empreinte toutes les personnes qui ont eu la joie de croiser son chemin. Par ses livres, ses articles et ses interventions dans les médias, son accompagnement spirituel en aumônerie, dans les Equipes Notre-Dame ou les Equipes Saint-Michel, comme curé de paroisse, professeur ou organisateur de RivEspérance, Charles Delhez a porté haut le message de l'Evangile et la volonté de rassembler. Nombreux sont ceux qui souhaitent lui rendre hommage et témoigner de son héritage spirituel, à l’approche de ses obsèques, qui seront célébrées le mercredi 15 avril à 10h à Ottignies.

Mgr Jean-Pierre Delville, évêque de Liège

Je garde un souvenir ému du P. Charles Delhez. Travailleur infatigable, apôtre du Christ dans l’âme, il a marqué de son empreinte la presse catholique francophone et l’Église en Belgique. Il a relancé le journal Dimanche, il a constamment rédigé de nouveaux ouvrages. Il était autant homme de médias qu’homme du terrain : il a dynamisé la paroisse de Blocry à Louvain-la-Neuve, il animait les pélés de Lourdes, il était aumônier d’étudiants à Namur, il animait le festival Rivespérance à Liège et ailleurs avec enthousiasme. Il aimait le dialogue et parfois la dialectique. Il a stimulé chacun à découvrir l’évangile et à construire l’Église à nouveaux frais. Merci à Charles pour tous ces stimuli !

Tommy Scholtes sj, prêtre jésuite et porte-parole francophone des évêques de Belgique

Nous nous croisons depuis 50 ans... à Leuven à la paroisse universitaire, lui jésuite étudiant et moi étudiant en droit, et puis, très vite je le croise dans la Compagnie de Jésus. Le pas alerte, le regard vif, la guitare en bandoulière, le classeur des partitions prêt, et puis l’ordinateur… toujours prêt comme il l’était déjà chez les scouts au Collège Saint-Michel. Celui-ci t’a inspiré pour toujours.

Prêt, il l’est resté toute sa vie. Même maintenant, il était prêt… Nous avons pu échanger un long moment en clinique ces derniers jours. Lucide, en souffrance respiratoire, il a redit l’essentiel: "La Compagnie de Jésus, c’est essentiel, cela a été essentiel, et cela le restera jusqu’au bout. Vivre la mission! On ne choisit pas. On est envoyé… S’en sont suivis des mercis…"

Merci à toi pour ta disponibilité pour tes engagements, tes cours, tes livres, tes articles dans La Libre, dans les Editions Fidélité. Pour les messages transmis par tes nombreux livres (un par an disais-tu à un moment donné…). Merci pour ton attitude de veilleur, de lanceur d’alerte, dirait-on aujourd’hui, ou encore "d’influenceur" même si le mot est encore récent, mais tu l’étais déjà avant l’heure!

Ta présence à l’UNamur ne fut pas banale non plus. Dans tes cours de Sciences religieuses, à l’aumônerie des étudiants… En fait, tu ne fus jamais banal, et nulle part, tu es passé inaperçu…

Merci pour les week-ends de fiancés de La Pairelle qui débouchaient sur les mariages à célébrer, et les baptêmes qui s'ensuivent. Merci pour tes Equipes de foyers et l’exercice de ta mission de Conseiller spirituel national des Equipes Notre-Dame où j’ai pu te succéder. Merci pour tes amitiés fidèles et longues. Merci pour les animations de veillées à Lourdes dans le cadre du pélé des Equipes Saint-Michel, pour les messes des Jeunes de Lourdes du samedi soir.

Tes paroissiens de Spy et de Blocry non plus ne t’oublieront pas. Ni la chapelle des jésuites du Sacré-Cœur de Charleroi. Tu as su les mener, les animer, pour qu’ils deviennent tous dynamiques et heureux d’être chrétiens. En fait, heureusement que tu avais une voiture! Combien de milliers de kilomètres as-tu parcourus pour annoncer la Bonne Nouvelle? Combien de camps scouts et de promesses scoutes reçues après de longs dialogues…

Pendant que tu étais en Afrique, on s’est perdus de vue... normal… mais quand tu es revenu de là, Radio RCF, Cathobel, Journal Dimanche, la Journée des familles d’Erpent, RivEspérance, les Equipes… nous ont fait nous retrouver. Un des moments phares à nous deux? commenter à deux l’élection du Pape François sur les plateaux de RTL TVI, pape jésuite.

Assidu à la prière du bréviaire, à l’eucharistie célébrée avec d’autres, aux retraites vécues ou données, tu avais ce point de vigilance, tu étais donc un véritable jésuite… sachant "relire ta vie", rendre grâce à Dieu, rejoindre des jeunes et aussi des pauvres, tu étais donc un vrai jésuite, et pour beaucoup un vrai Compagnon de Jésus. Et enfin, tu étais Charles!

Charles Delhez et Tommy Scholtes sur le plateau de RTL TVi

Didier Xhrouet, paroissien de Blocry

La fidélité et l'attention aux personnes. Il envoyait un mot de soutien à chaque anniversaire (naissance et décès) de Mikaël, notre enfant mort à 2ans1/2, il y a près de 30 ans. Ca reflète l’amour du Père qui ne l’oublie pas.

La solidarité effective et l'engagement social. Il avait accueilli immédiatement ma demande d’héberger dans une pièce à l’arrière du presbytère un SDF rencontré à UTUC qui en était réduit à dormir sur un banc de la ferme du Douaire, se faisant tremper dans son sac de couchage. Il a pris contact avec le responsable de la Fabrique d’Eglise qui a convenu de le laisser dormir dans une pièce avec un divan, accès à des toilettes et une petite cuisine. Différents paroissiens ont donc eu contact avec lui, qui a trouvé une autre solution après plusieurs mois d’accueil à Blocry.

La rencontre authentique et saine, évitant le cléricalisme. Cherchant un laïc l’épaulant à sa messe des jeunes, il m’a sollicité en m’invitant à une rencontre. Je lui ai dit de but en blanc que j’étais habitué à travailler d’égal à égal avec des prêtres et que je ne pourrais pas le seconder s’il lui restait des tendances cléricales. Cette annonce presque brutale n’a pas décontenancé Père Charles et nous avons terminé la rencontre autour d’un Orval qui a scellé notre complicité.

L'ouverture réelle aux femmes, jusqu’à un paroissien transgenre. A Blocry, il est habituel que les femmes donnent la communion mais il leur arrive aussi de faire l’homélie ou de venir à l’autel faire la prière universelle. Mais c’est surtout l’accueil de la transsexualité de mon aîné (apparue dans sa trentaine) qui manifeste le plus l’ouverture authentique de Père Charles. Au risque de voir certains paroissiens quitter notre église, il l’a laissé.e diriger les chants habillé.e en femme (tandis que sa voix reste masculine).

Les caractéristiques qui me marquent le plus

Sa congruence et son authenticité: ce qu’il prône, Père Charles essaie de le vivre. Par exemple, il choisit de rejoindre fréquemment la paroisse a vélo pour prendre au sérieux la dimension écologique de Laudato Si. Comme il est amené à parler beaucoup d’amour, il veille à le vivre autant que possible dans son accueil de chacun (cfr les fins de messes, par exemple), mais aussi en cherchant à se connecter à ceux qui n’embraient guère au côté cérébral de sa personnalité. Je l’ai entendu reconnaître avec simplicité qu’on ne pouvait plaire à tout le monde, mais on sentait que cette non-correspondance l’affectait.

Partant d’un tempérament d’organisateur, sinon de chef, Père Charles a dû s’habituer à travailler avec des laïcs lorsqu’il a rejoint la paroisse de Blocry. Chacun avait voix au chapitre et les décisions se prenaient collégialement. Bien sûr, son esprit vif et sa qualité de réflexion l’amènent souvent à justifier ses opinions en espérant faire adhérer son interlocuteur à son point de vue. Et il se lance avec plaisir dans des joutes oratoires où il essaie d’avoir le dernier mot. Mais il sait aussi partager simplement son vécu et ses préférences. Ainsi, il préférait qu’on l’appelle « Père » Charles plutôt que simplement Charles, non pas pour obtenir une déférence à un statut clérical, mais simplement parce que cette dimension lui tenait à cœur.

Notons que la préoccupation essentielle de Père Charles est d’aider les gens à se relier et à faire communauté. D’où l’habitude prise ces dernières années à Blocry de commencer la messe en se donnant des nouvelles et de demander aux personnes de passage de se présenter en disant leur prénom et d’où elles viennent. D’où le choix par exemple d’entourer 3 catéchumènes par deux couples de paroissiens pour faire équipe et que les rencontres soient un partage de foi et un échange plus qu’un enseignement doctrinal.

Animateur et pédagogue

Comme auteur de nombreux livres et textes, intervenant souvent dans les médias, Père Charles s’est montré un excellent vulgarisateur de la foi chrétienne.

Il s’est beaucoup investi auprès des jeunes, notamment dans le scoutisme, à la 26è (aumônier connu sous le nom de Grand Koudou). Il animait aussi des retraites pour les jeunes couples qui allaient se marier et obtenait souvent qu’ils passent à la messe de 10h découvrir la communauté. Du coup, lorsqu’ils se présentaient au micro, nous entendions quelquefois qu’ils allaient se marier avec le Père Charles.

Père Charles avait des dons d’animateur. Il veillait au contact avec l’assistance et évitait de lire ou répéter des formules toutes faites. Il donnait un rythme fluide à la célébration et n’hésitait pas à improviser. Souvent il prenait un bébé, futur baptisé, dans ses bras et entonnait le chant « Comme un enfant ». Ses qualités pédagogiques l’amenaient à éviter le ritualisme endormant et à donner sens à chaque geste liturgique. Ainsi, plutôt que de réciter le credo ou le symbole des apôtres, il improvisait un credo de structure trinitaire en reprenant les caractéristiques du Père, du Fils et de l’Esprit qui étaient apparues dans les textes de la messe.

Les homélies étaient consistantes et riches mais du coup elles avaient tendance à être longues. C’est pourquoi il veillait à les concrétiser, en utilisant souvent des petites histoires / des contes qui tenaient l’auditeur en haleine, ou encore par des citations de ses lectures. Ce partage manifestait un esprit continuellement attentif au monde qui l’entoure (cfr sa formation de sociologue). Il incitait ainsi ses paroissiens à se former continuellement et à voir la pertinence actuelle du message de Jésus.

Charles Delhez, invité d'Angélique Tasiaux dans Il était une foi - CathoBel 2023

Isabelle Bogaert, graphiste pour le journal Dimanche et CathoBel

Un beau dimanche matin, après la messe à la paroisse de Blocry, Julie me tend le journal Dimanche et me dit: "Les Médias Catholiques (aujourd’hui CathoBel) cherchent une graphiste pour leur journal, ça pourrait t’intéresser?".

C’était en 2009 que le père Charles m’a engagée. Il était alors le rédacteur en chef du journal. J’ai d’abord commencé à Mons, et ce qui m’avait interpellée d’entrée de jeu, c’était que chaque matin, avant de commencer notre travail, nous nous retrouvions à la cuisine pour partager un moment ensemble. De cette période, je garde des amitiés précieuses qu’il a mises sur ma route: Sylviane, Pierre, Pascal…

A la paroisse, il a su me sortir de ma zone de confort en me mettant face à de nombreux défis: la catéchèse de première communion, les catéchumènes… et encore de merveilleuses rencontres qui ont bouleversé ma foi: Elodie, ma douce et belle, Lou, si enthousiaste, Joëlle, si pétillante, et Alexandre, la force tranquille.

Je retiens aussi de toi tous nos beaux échanges à la maison, avec les garçons et leurs questions existentielles.

En quittant l’hôpital, tu as prononcé cette phrase à Yves: "Continue de peindre, c’est la beauté qui sauvera le monde!". Alors, c’est la gorge serrée que j’écris ces lignes, mais le cœur rempli d’amour, et je remercie Dieu de t’avoir mis sur mon chemin.

Cyril Becquart, directeur opérationnel de CathoBel

Evoquer la mémoire du Père Charles est un exercice compliqué tant la personne et le personnage médiatique qu’il a été nous a habitués à courir de nombreux lièvres à la fois jouant de sa personnalité aux multiples facettes.

Mais il me semble qu’un fil conducteur se dessine. En bon sociologue qu’il était, Charles avait à cœur de questionner l’époque au regard de sa foi et à entretenir un dialogue entre les deux pour les faire évoluer le plus possible en harmonie.

Son amour de l’Eglise n’avait d’égale que sa détermination à la faire avancer là où la foi s’incarne dans ce qui fait grandir l’humain. Et cette humanité, il l’incarnait à sa manière. J’ai été recruté par Charles en 1999 pour le journal Dimanche. Et pour trouver un espace dans son emploi du temps surchargé, il m’avait donné rendez-vous dans un bar à Waterloo pour ce qui fut mon entretien d’embauche. Avant de partager ensemble des années de travail pour le journal, nous avons partagé une bonne bière.

Comme rédacteur en chef du journal Dimanche, j’ai pu apprécier sa recherche de sujets d’actualité et les rencontres qu’il affectionnait particulièrement jouant les grands reporters tantôt à Paris, tantôt à Rome et aux quatre coins de la Belgique.

Nous avons travaillé ensemble à la mutation progressive du journal paroissial en un journal d’actualité catholique de premier plan. En 2003, Charles nous a présenté son projet de lancer une nouvelle édition enrichie en articles et sujets d’actualités. Ainsi est né le Dimanche Express qui perdure toujours sous le titre Dimanche.

Je rends donc hommage à l’homme de média, au vulgarisateur, au journaliste, au prêtre, au chercheur et à l’enfant de Dieu qu’il demeure à jamais.

Abbé Philippe Mawet, ancien responsable des messes radio et TV à la RTBF

Merci au père Charles Delhez : des homélies télévisées partagées…

Ce fut une belle amitié sacerdotale partagée durant de nombreuses années. Dans le cadre des messes télévisées diffusées sur les antennes de la RTBF et de France 2 avec "Le Jour du Seigneur", nous  faisions partie de l'équipe des prédicateurs et, en alternance le plus souvent, nous avons assuré, à deux,  les homélies retransmises depuis les paroisses et communautés belges.

Ce furent de beaux et grands moments de partage car il y avait, chez lui, le souci de rendre l'Évangile accessible et proche de chacun. Autant il tenait à préciser qu'il était jésuite, autant il aimait rappeler sa formation de sociologue. Une nouvelle façon de dire sa proximité avec ceux et celles à qui il s'adressait.

Homme de communication et de dialogue, le père Charles Delhez n'a cessé de bâtir des ponts et de faire des projets. 

Que le Seigneur lui donne et nous donne de cueillir aujourd'hui, et dans la communion des Saints, la fécondité de ce qu'il n'a cessé de semer. Tous azimuts ! Merci Charles 

Pascal André, ancien journaliste au journal Dimanche

Comment faisait-il pour être à la fois rédacteur en chef, responsable des Éditions Fidélité, curé de paroisse, auteur, conférencier, aumônier, chroniqueur — et sans doute bien d’autres choses encore ? Je pense que cette force, il la puisait surtout dans sa foi. C’était un homme profondément croyant, viscéralement attaché à son Église et habité par le souci de la voir évoluer avec son temps. Il m’a d’ailleurs souvent confié sa crainte de la voir devenir de plus en plus marginalisée et vieillissante. Sans relâche, il cherchait des moyens d’enrayer cette lente érosion. (...)

Après mon départ des Médias catholiques, nos chemins se sont éloignés durant plusieurs années. Jusqu’au jour où l’un de mes oncles, atteint d’un cancer généralisé, m’a demandé de reprendre contact avec lui. Il souhaitait que celui-ci l’accompagne spirituellement dans ses derniers moments. Le père Charles a immédiatement accepté.

C’est à cette occasion que je l’ai retrouvé. Quelque chose en lui avait changé. Il semblait plus apaisé et disponible, et surtout bien davantage à l’écoute qu’auparavant. Sans porter de jugement sur ce qu’il avait été, je dirais que, tel un vin de qualité, il s’était bonifié avec le temps.

La maladie de mon oncle a malheureusement évolué très rapidement. Lorsqu’il est tombé dans le coma, le père Delhez est revenu pour lui administrer le sacrement des malades. Je garde de ce moment un souvenir particulièrement intense : celui d’un recueillement partagé, en famille, à son chevet, unis dans la prière. La présence du père Charles y a apporté une profondeur et une justesse qui nous ont profondément marqués. C’est là que j’ai perçu, avec le plus d’évidence, combien il était un véritable pasteur, habité par Dieu et attentif aux autres.

Un dernier adieu à Ottignies

Les obsèques du père Charles Delhez se tiendront le mercredi 15 avril à 10h, avec accueil dès 9h30,
en l’église Saint-Marie-et-Joseph, rue de l’invasion 121, 1340 Ottignies.

Visites au funérarium : vendredi, samedi et dimanche de 17 à 20h, av. des Combattants, 26, 1340 Ottignies.

Extraits du livre d'or en hommage à Charles Delhez

"Je suis bouleversé d’apprendre le décès – ou le rappel à Dieu – du Charles Delhez que j’appréciais tellement – comme tous ceux qui l’ont rencontré! Il part mais il ne nous quitte pas, car les étoiles nous éclairent longtemps après leur mort…"
- Éric-Emmanuel Schmitt

"Merci, Charles, pour ton engagement inspiré au service de l'Eglise et de la Compagnie de Jésus. Tu encourageais le travail auprès et avec les jeunes et les pauvres. Tu es resté ouvert au Souffle de l'Esprit."
- Lode Van Hecke de Florenville

"Un grand merci au Père Charles Delhez, pour tout ce qu'il a apporté aux médias en Belgique francophone, d'abord pour son engagement à Dimanche, puis via les médias intégrés, merci pour ses textes, son rayonnement personnel, son enthousiasme et sa passion pour "dire (l'expérience de) Dieu" avec des mots simples, percutants, édifiants et pertinents."
- Alphonse Borras de Liège

"Avec Charles Delhez disparait un des derniers grands journalistes d'informations religieuses de Belgique. Comme dernier président de L'AJIR-JOREB, l'Association qui les encadrait, je tiens à le souligner d'autant plus qu'il nous laisse aussi une interessante série de livres… et qu'il n'avait pas son pareil pour faire passer le message chrétien tout en se sentant à l'aise face aux laïques."
- Christian Laporte de Auderghem

"Un vrai entrepreneur de l'évangélisation nous a quitté. Avec enthousiasme, le Père Charles mena de multiples équipes de laïcs et prôna une Eglise accueillante pour tous, y compris ceux qui étaient en périphérie de la Doctrine. Son charisme, sa joie rayonnante et sa grande écoute cachaient un homme sensible, voulant toujours bien faire et ne blesser personne. Un tout grand Pasteur !"
- Patrick du Bois de Woluwe-Saint-Lambert

"A la 26e, on t’a appelé Grand Cougnou au lieu de Grand Koudou, assez vite après ton arrivée dans l’unité. Ça t’allait bien. Finalement, tu prenais les gens là où ils étaient. Pas de souci pour toi, si ça commençait par le cougnou et le Jésus en sucre. Tu aurais toujours su en faire quelque chose pour amener les gens un peu plus loin...
Mon fils de 6 ans t’aimait bien. Il aimait se faire bénir par toi et ton sourire à la messe. Il aimait écouter tes histoires. Il a été heureux de préparer un dessin à t’offrir à la Pentecôte."
- Krystyna de Ottignies

"Mon Père, Il y a dix ans, vous aviez trouvé les mots justes pour nous guider mon fiancé et moi alors que les préparatifs de notre mariage nous rendaient malades. Dans quelques semaines, nous fêterons le 10e anniversaire de notre union. Mon Père, jamais nous ne pourrons assez vous remercier."
- Stephanie Moreau de Puteaux

"Père Charles, vous avez fait partie de ceux qui m'ont réconcilié avec la foi et une partie de l'église. Merci pour la préparation et la célébration du baptême de notre petite Helena."
- Clémence

"Lundi soir, à la paroisse de Blocry, la veillée de prière pour le père Charles était belle, dense, forte de sa présence qui participait depuis les soins intensifs d’où il était relié. Nous étions très nombreux, unis dans une église pleine avec des personnes debout ou sur des tapis, les mouvements de jeunesse dont il est l’aumônier. Il m’est venu ce mot : GRATITUDE."
- Cécile Moens de la paroisse de Blocry de Éghezée

Mon Père, Vous étiez le seul que j'appelais comme ça. Toutes ces années à travailler à vos côtés mon appris tellement de choses que je ne pourrais les nommer ici.
Même si je sais que vous êtes entre de bonnes mains maintenant, la nostalgie du Journal Dimanche me revient bien évidemment. Je remercie le Seigneur pour ces treize années à vous côtoyer.
- Laurence Pavet de Frameries

"Vous avez été mon professeur de français en 1978 alors que vous étiez encore diacre. Votre guitare nous plongeait dans une profonde méditation."
- Patrice Kifuti Maswa de Kinshasa

Retrouvez l'ensemble de ces témoignages sur le livre d'or en ligne créé par CathoBel. Vous pouvez également y laisser votre texte d'hommage au père Charles Delhez.

Catégorie : Eglise Belgique

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