Pourquoi les prêtres étaient-ils vêtus de rose ce dimanche ?


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Pourquoi les prêtres étaient-ils vêtus de rose ce dimanche ?
Dimanche 15 mars, les prêtres étaient vêtus de rose en signe de joie et d'espérance. © eglise.catholique.fr
Par Maxime Mpeye
Publié le
3 min

Ce 15 mars 2026, les prêtres de l’Eglise catholique ont arboré une chasuble rose à l’occasion du quatrième dimanche du Carême, appelé dimanche de Laetare, une tradition liturgique particulière remontant au Moyen Âge.

Ce n’est pas tous les dimanches que l’occasion de voir un prêtre vêtu de rose se présente. La raison ? Cette couleur liturgique n’est portée que deux fois par an : lors du troisième dimanche de l’Avent (dimanche de Gaudete) et lors du quatrième dimanche du Carême (dimanche de Laetere). L’objectif est de « marquer une pause » au cœur de ces deux temps liturgiques de pénitence.

Dimanche de Laetere : quelle signification ?

Ce nom fait référence à l’introït (prière prononcée au début de la messe) tiré du livre d’Isaïe (Isaïe 66, 10-11) : « Laetere, Jerusalem (…) », en français :« Réjouis-toi, Jérusalem ; vous tous qui l’aimez, rassemblez-vous. Jubilez de sa joie, vous qui étiez dans la tristesse ; alors vous exulterez, vous serez rassasiés de consolation».
La couleur rose fait donc office de signe de joie spirituelle, les fidèles étant appelés à célébrer une attente pleine d’espérance, à 20 jours des célébrations de la vigile pascale. C'est pour les mêmes raisons que le son des instruments est admis et que l’autel peut être orné de fleurs. Ce dimanche, le Carême est placé sous le signe de la joie.

Les couleurs liturgiques : une volonté d'universalité

L’Eglise catholique a instauré différentes couleurs liturgiques dès le XIIe siècle. Le pape Innocent III a souhaité uniformiser ce système universel afin de permettre à tous les fidèles de reconnaitre le temps liturgique célébré, qu’ils soient lettrés ou illettrés. La couleur des chasubles, étoles et ornements varie donc en fonction du temps liturgique et des fêtes célébrées.
Le violet est utilisé lors des temps de pénitence de l’Avent et du Carême ainsi qu’aux offices des défunts.
Le blanc symbolise la joie et la pureté et la gloire divine, c’est la couleur de la résurrection. On la retrouve non seulement aux temps de Noël et de Pâques mais également aux fêtes de la dédicace, de la Vierge Marie, des anges, des pasteurs, des docteurs de l’Eglise et des saints qui ne sont pas martyrs et aux mariages.
La couleur rouge évoque le sang, elle évoque la Passion du Christ ainsi que le sang versé dans son martyre et dans celui des saints. Elle est utilisée le dimanche des Rameaux, le Ven­dredi saint, à la Pentecôte, aux messes en l’honneur du Saint-Esprit, en la fête de la sainte Croix, aux fêtes des apôtres et évangélistes et aux fêtes des saints martyrs.
Quant au vert, il s’agit de la couleur du temps ordinaire, elle évoque la croissance spirituelle constante et la persévérance dans la foi. Elle rappelle que la fidélité du quotidien fait partie intégrante de la vie chrétienne.

Monseigneur Fabien Lejeusne, évêque de Namur, le 14 mars 2026 à Yvoir.

Maxime MPEYE (st.)

Catégorie : Eglise Belgique

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