« J’ai pris conscience que je pouvais me lancer »: les catholiques de Belgique prêts à oser l’IA!


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« J’ai pris conscience que je pouvais me lancer »:  les catholiques de Belgique prêts à oser l’IA!
Une assemblée nombreuse était présente à cette journée de formation. © SJ
Par Sébastien de Jamblinne
Publié le
3 min

Ce jeudi 29 janvier avait lieu la 31eme journée pastorale de la faculté de théologie et de sciences des religions de l'UCLouvain. Le thème? L'intelligence artificielle. Au terme de la journée, nous avons recueilli l'avis de quelques participants.

Claire: "j'ai réalisé que l'IA ne comprend rien"

Cette journée sur l'intelligence artificielle m'a ouvert des horizons inconnus sur cet outil alors que j'étais dans le flou. Je pensais que l'IA pouvait ressembler à une très grande bibliothèque ou à une gigantesque base de données, alors qu'elle ne fonctionne que sur base d'associations, de liens, de probabilités : l'image du bébé qui apprend à comprendre le langage et à parler est très éclairante. J'ai réalisé aussi que l'IA nous parle avec un langage, mais qu'elle n'a pas de parole dans le sens où elle ne comprend rien et n'est pas intelligente ! J'ai pris conscience que je pouvais me lancer dans l'utilisation de l'IA : meilleure est la demande, meilleur est le résultat et je n'ai aucune raison d'en avoir peur. Finalement, j'étais très intéressée de recadrer l'IA à la lumière des grands défis sociétaux de sobriété, d'écologie et de bien commun. Pour finir, cette journée, c'était aussi l'Église de Belgique "en sortie", avec un public diversifié venu des quatre coins du pays dans une ambiance très fraternelle et j'ai pu profiter de rencontres improbables.

Abbé Juste: "On n'a pas le droit de mentir au peuple de Dieu"

Je retiens d'abord une journée très riche et dense. J'ai appris à l'utiliser d'abord comme étudiant, doctorant. Après tout ce que j'ai entendu aujourd'hui, je me rends compte que dans le ministère, l'utilisation de l'intelligence artificielle peut me faire perdre plus de temps que de m’en faire gagner. Pour pouvoir utiliser à bon escient l'intelligence artificielle, il faut aller vérifier. En matière de prédication, les gens nous font confiance en tant que prêtres. On n'a pas le droit de mentir au peuple de Dieu. J'ai participé à deux ateliers, le premier, c'était sur la prédication. Les intuitions que j’avais m’ont été confirmées. Et l'autre atelier, c'est pour les avancées de l’IA. Et là aussi, j'avoue que je suis sorti de là aussi très satisfait. Parce que ça a permis de vérifier certaines intuitions et ça me conforte dans mes convictions. En tant que chercheur, j'utiliserai régulièrement l'intelligence artificielle en faisant attention aux données. Ou peut-être pour corriger mes fautes. Voilà en quoi cela peut aider.

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Isabelle: "Je me sentais assez néophyte"

Mes attentes étaient assez générales parce que je me sentais vraiment assez néophyte dans le sujet. Cette journée tant avec les ateliers que les conférences du matin, ça m'a donné envie de comprendre un peu les logiques derrière les intelligences artificielles et les questions éthiques que ça suscite.

Soeur Françoise: "Des très bonnes pistes concrètes"

Je suis très contente, j'ai appris des choses techniques et aussi plus profondes sur les atouts et les limites de l'IA. Les ateliers mettaient justement un peu de lien de manière un peu philosophique. L’atelier sur l’IA et la Catéchèse, nous a montré des très bonnes pistes concrètes, mais aussi les limites. Je trouve que les deux interventions de ce matin étaient complémentaires. Le premier professeur était d'une clarté incroyable, et le deuxième donnait des bons exemples.

Sébastien de Jamblinne


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