180 routiers belges ont participé au 50ᵉ pèlerinage des Scouts d’Europe: « Il n’y a pas vraiment d’équivalent en Belgique »


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180 routiers belges ont participé au 50ᵉ pèlerinage des Scouts d’Europe: « Il n’y a pas vraiment d’équivalent en Belgique »
Le pèlerinage des Belges s'est terminé par une jolie photo de famille ©Koen Thomeer - Scouts d'Europe Belgique
Par Jean Lannoy
Journaliste Multimédia CathoBel
Publié le - Modifié le
3 min

Ils étaient 180 routiers belges à rejoindre Vézelay ce week-end pour le 50ᵉ pèlerinage des Scouts d’Europe, au cœur d’un rassemblement qui a réuni 3 600 jeunes venus de toute l’Europe. Pendant quatre jours, ils ont marché sur les chemins bourguignons, alternant silence, prière, fraternité et veillées, avant de rejoindre la basilique Sainte-Marie-Madeleine pour une grande célébration. Un pèlerinage devenu un rendez-vous marquant pour une génération belge en quête de sens, de profondeur et d’espérance.

Cela fait une quarantaine d'années que des routiers belges participent à ce rassemblement organisé par l'association sœur française des Guides et Scouts d'Europe, sur les hauteurs de Vézelay. Découvert par un routier belge en service Outre-Quiévrain, une délégation de plus en plus nombreuse rejoint ce pèlerinage de Toussaint. Invités chaleureusement pour la 50e édition de l'évènement, les Belges constituent la plus grande délégation internationale. 

"Ca n'existe plus"

Pour eux, Vézelay n’est pas seulement un rassemblement : c’est une route, vécue par tronçons, en équipe, avec la marche, le feu, les chants, l’adoration et la messe quotidienne dans les paroisses alentour. Martin de Villeneuve, commissaire national route en France, décrit ce temps si particulier : "À l’heure route, on a une heure par jour où chaque routier est invité à se poser, contempler la nature et se demander quelles sont les questions de sa vie. C’est une heure sans notification… pour un jeune de 17 à 19 ans, ça n’existe plus. On vient apporter un calme qui leur permet de se ressourcer. C’est une aventure intérieure."

Ce lundi, sur Facebook, c'est le frère Laurent Mathelot, dominicain établi dans le diocèse de Liège, et chroniqueur réguliers sur les médias de CathoBel-1RCF Belgique, qui partageait son enthousiasme: "Quel pélé, les amis", écrivait-il. Et encore, montrant des photos de la basilique pleine: "Imaginez 3500 scouts, ayant marché quatre jours, cuisiné au feu de bois et dormi à la fraîche. Imaginez le puissant fumet âcre et boisé qu'une telle assemblée dégage. Grâce à Dieu, la basilique de Vézelay fournit en abondance un encens des plus parfumés."

"La communauté d'hommes"

Pierre-Marie, chef à Arlon, revient avec ses chefs avec enthousiasme :"On est toujours très contents de venir. Pour nous c’est vivre vraiment la communauté d’hommes, se ressourcer, avoir de l’énergie pour reprendre notre boulot, notre famille, nos amis en revenant en Belgique." Cette expérience commune franchit aussi la frontière linguistique. David, routier flamand, raconte :"Il n’y a pas vraiment d'équivalent en Belgique à la hauteur de Vézelay. On s’inspire beaucoup de la France. Et entendre ces chants, chanter avec eux… ça nous fait chaud au cœur."

Le pèlerinage de Vézelay n’a pas toujours été accessible aux Belges. En 2019, la Basilique de Vezelay ne peut plus accueillir autant de monde et les Belges créent leur route de Toussaint à Avioth, basilique non loin de la frontière. L'expérience est reconduite en 2021, et les Belges reviennent à Vézelay suite à la fin progressive des travaux de la basilique en 2022.

Jean LANNOY (1RCF Belgique)


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