Fondée en 1226, la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule fêtera ses 800 ans l’année prochaine avec un programme culturel et religieux exceptionnel qui s’étalera sur l’ensemble de l’année 2026.

Chef d’œuvre de l’art gothique brabançon, la cathédrale de Bruxelles attire chaque année près de 1.200.000 visiteurs. Nul doute qu’avec le programme des festivités qui s’annonce, ils seront encore plus nombreux pour admirer son architecture typique et les très nombreuses œuvres d’art qu’elle abrite.
La construction de l’édifice a commencé en 1226, mais elle ne fut achevée qu’au XVIe siècle. Ce n’est qu’en 1962 que, de collégiale, elle fut érigée au rang de cathédrale à côté de la cathédrale Saint-Rombaut lorsque le diocèse de Malines est devenu le diocèse de Malines-Bruxelles et que fut rétabli le diocèse d’Anvers supprimé en 1801 par le pape Pie VII.
Des festivités dès la fin de l'année 2025 avec « Luminescence »
Le coup d’envoi des festivités sera donné en décembre 2025 avec « Luminescence », un spectacle son et lumière en 3D qui illuminera la cathédrale et révélera ses facettes cachées grâce à une technologie de pointe.
Tout au long de l’année 2026, c’est un programme particulièrement riche qui nous attend :

- Le coup d’envoi officiel sera donné lors d’une messe pontificale présidée par Mgr Luc Terlinden, archevêque de Malines-Bruxelles et concélébrée par l’ensemble des évêques belges le 11 janvier 2026 à 11 h.
- Des concerts, avec notamment le Messie de Haendel dirigé par Emilie De Voght et une fresque musicale retraçant les 800 ans d’histoire de la cathédrale, dirigée par Erik Van Nevel ; Un chœur de 200 enfants dirigé par Romain Verberen ; des concerts de trompes de chasse, d’orgue et de carillon
- Des conférences mensuelles : animée par des historiens, musiciens et experts du patrimoine pour approfondir la connaissance de ce monument.
- Du théâtre avec deux pièces proposées par le diacre comédien Luc Aerens inspirées par des figures spirituelles et des enjeux actuels tels que « Emmanuelle, le ciel au cœur des poubelles » et « les 5C » (cardinal, cancer, covid, clown, coulisses) .
- Des expositions : en partenariat avec la bibliothèque royale et Brussels Major Events, elles retraceront l’histoire de la cathédrale à travers les siècles.
- Des visites guidées : multilingues, mêlé de parcours nocturne et pour enfants pour explorer chaque recoin de ce lieu sacré
- Installation artistique contemporaine : « En creux » une œuvre explorant les absences et la vérité, en collaboration avec l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et de l’IRPA (Institut royal du patrimoine artistique).
Par ailleurs, une série d’objets exclusifs tels une bande dessinée, une maquette à monter soi-même ou un mug viendront enrichir cette année de célébration et seront disponibles à la boutique.
Un projet porté par la fabrique d’église
Porté par la fabrique d’église présidée par Mme Gaëtane Demeure, ce projet a réuni un grand nombre de partenaires, notamment : Eglise et tourisme de Bruxelles, Culture et tourisme, Fondst des amis de la cathédrale, Visit Brussels ainsi que la banque Degroof Petercam et bien sûr aussi la Ville de Bruxelles. Au cours de la conférence de presse organisée pour la présentation du projet, le bourgmestre, Philippe Close , tout en avouant que c’était la première fois qu’il prenait la parole dans la cathédrale, a souligné combien, « avec ses 800 ans d’histoire, celle-ci reste un repère emblématique de Bruxelles, un chef-d’œuvre architectural et un lieu où passé et présent se rencontrent pour célébrer l’infini dans la pierre»
Lors de la même conférence de presse, le doyen curé de la cathédrale Benoït Lobet a rappelé l’objectif de cette commémoration : « que chacun, croyant ou en quête, puisse franchir le seuil de cette maison de lumière d’espérance de fraternité. » Et de son côté, le père Tommy Scholtès, porte-parole de la conférence des évêques de Belgique, a exprimé le souhait que chacun, croyant ou en recherche, puisse franchir le seuil de la cathédrale et y trouver une source d’inspiration et y reconnaître la trace d’une espérance partagée. »
Jacques Zeegers

