Le 4 octobre prochain, prierez-vous le Rosaire comme tant de Belges?


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Le 4 octobre prochain, prierez-vous le Rosaire comme tant de Belges?
Les Belges sont particulièrement invités à prier le rosaire ce samedi 4 octobre à 15h ©DR
Par Vincent Delcorps
Publié le
3 min

C'est une initiative qui émane de laïcs mais qui a reçu le soutien des évêques. Depuis quelques années, "Rosaire aux frontières" invite les croyants à s'unir dans la prière du rosaire un même jour. L'initiative est toutefois plus large. Objectif: inviter les croyants à se confier à Marie tout au long de l'année.

C'est en 2017 que tout commence. Cette année-là, on fête le centenaire des apparitions de Notre-Dame de Fatima. En Pologne, de nombreux catholiques voient là une belle occasion pour initier un nouvel élan de prière autour de Marie. Dans de nombreux pays, l'initiative est relayée. Tous se sentent aussi soutenus par le pape François, qui encourage les croyants à la dévotion mariale, tout en les invitant à sortir de leurs habitudes.

Avec la bénédiction du Cardinal

En Belgique, c'est en 2018 que l'initiative a lieu pour la première fois. Le fruit de l'engagement sans faille d'une petite équipe de laïcs. "Au début, on ne se connaissait pas", détaille Clothilde du Bus, l'une des porteuses du projet. "On s'est rencontré via le réseau des paroisses, des groupes de prière, des amitiés... Finalement, une équipe d'une vingtaine de personnes s'est mise en place. Nous étions tous convaincus de l'utilité de la démarche et prêts à nous investir."

Assez naturellement, ces laïcs prennent soin de rencontrer le président de la Conférence des évêques de Belgique - qui est alors le cardinal De Kesel. Clothilde du Bus se souvient bien de cette rencontre. "Il nous a dit: 'vous avez ma bénédiction, c'est une très belle initiative. Mais sachez qu'elle dépendra entièrement de la responsabilité des laïcs.' Il savait, en effet, que nos prêtres sont déjà très occupés."

Dans les prisons et les hôpitaux

D'année en année, l'initiative se fait connaître, affiches et flyers à l'appui. Ses initiateurs sont particulièrement attentifs à certaines "marges" de la société. Notamment les prisons, où des feuillets de prière et médailles sont diffusés, mais aussi les hôpitaux (via les aumôneries), les maisons de repos, ou en passant par l'intermédiaire d'infirmières à domicile.

Si les retours sont nombreux et encourageants, les semeurs sèment sans connaître tous les fruits. "Cette année, nous avons déjà diffusé un millier de carnets et de médailles", reprend Clothilde du Bus. "Cela montre qu'il y a vraiment une demande. Mais nous ne sommes évidemment pas au courant de tout. Et nous sommes incapables de dire combien de personnes prieront le 4 octobre."

Le chapelet faute de messe

Précisément, ce 4 octobre, à 15h, ce sera donc le point d'orgue de l'année. Sur le site web, un formulaire permet d'inscrire les lieux dans lesquels le rosaire sera prié. Pour l'heure, neuf lieux sont enregistrés. "Ce jour-là, nous prierons le Rosaire pour l’Église et spécialement pour les vocations, la reviviscence des vertus de Foi, d’Espérance et de Charité, pour la protection de la vie humaine et pour la paix", détaillent les organisateurs. "Nous prierons également en réparation des offenses et blasphèmes touchant directement le Cœur Immaculé de Marie et pour la conversion des pécheurs."

Vous n'êtes pas disponible ce jour-là? Aucun souci, puisque l'objectif est bien de répandre la prière à Marie sur le temps long. "Et j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus d'initiatives de prière du chapelet en Belgique, souvent à un rythme hebdomadaire", confie Clothilde du Bus. "Il y a même des fidèles qui se rassemblent dans des églises où il n'y a plus de messe hebdomadaire. Et ils y prient le chapelet. Ca ne remplace pas la messe mais ça les rassemble."

Vincent DELCORPS

Catégorie : Eglise Belgique

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