Cette semaine, Mgr Jean Kockerols était l'invité de l'émission "Du sucre dans votre été" sur RCF Bruxelles. Au micro de Delphine Freyssinet, le vicaire épiscopal délégué aux périphéries du diocèse de Malines-Bruxelles a notamment parlé de sa nouvelle mission...
En juin dernier, l'on apprenait que Mgr Kockerols, ancien évêque auxiliaire en charge du Vicariat de Bruxelles, recevait une nouvelle mission. Mgr Terlinden, archevêque de Malines-Bruxelles, le nommait en effet vicaire épiscopal délégué aux périphéries. Mais d'où venait ce titre? "Je ne crois pas divulguer un secret en disant que je l'ai inventé", confie Jean Kockerols au micro de Delphine Freyssinet. "Puis je l'ai proposé à l'archevêque, qui a accepté."
Un réveil en sursaut
Et Jean Kockerols de se faire plus précis. "Cette proposition m'a été donnée lors d'une insomnie la nuit qui a suivi la mort du pape François. C'est très curieux: je me suis réveillé en sursaut. C'était clair comme de l'eau de roche: j'étais appelé à proposer cela."
Reste à définir les périphéries. "Elles concernent toutes les personnes qui ne se retrouvent pas au centre parce qu'on ne les y veut pas, qu'on n'aime pas les regarder, ou parce qu'elles dérangent. Aussi bien dans notre société que dans l'Eglise. Les périphéries, c'est ceux qu'on éloigne ou qui se sont éloignées de l'Eglise. Mais encore ceux qui cherchent leur chemin hors de l'Eglise. Il y a beaucoup, beaucoup de périphéries!" Parmi les lieux que l'évêque connaît déjà bien figure le monde carcéral. "Un monde particulièrement dur et mal servi par les instances publiques."
De grandes affinités avec François
L'Eglise pourrait-elle un jour mettre au centre les personnes qui se trouvent aux périphéries? "C'est ce que le Christ a essayé de faire tout au long de son parcours terrestre: aller à la rencontre de ceux qui ne sont pas au centre pour les mettre au centre." Et l'évêque de rappeler que "nous sommes tous, à l'un ou l'autre moment de notre vie, ou de l'une ou l'autre façon, aux périphéries."
Le titre est donc intimement lié à l'action du pape François - un pape qui a profondément marqué l'évêque. "C'est certainement le pape dont je me suis senti le plus proche. Dès le premier jour, j'ai senti beaucoup d'affinités avec sa façon de penser, de dire les choses - avec parfois certaines maladresses. Sa capacité à faire des choix qui engagent, des choix radicaux, à ne pas se contenter de beaux discours. Il disait notamment: 'à la fin de notre vie, on ne nous demandera pas si nous avons été croyants mais si nous avons été crédibles. La crédibilité de la foi est un sujet qui me tient à coeur."

