La réaction du pape Léon XIV aux événements survenus le 17 juillet dans l'église catholique de la Sainte-Famille à Gaza ne s'est pas fait attendre. C'est par l'intermédiaire d'un télégramme signé par le cardinal d'Etat Parolin que Léon XIV a lancé un nouvel appel à "un cessez-le-feu immédiat".
"Profondément attristé" par les décès et les lésions "causées par l'attaque miliaire" de ce matin, le pape Léon XIV a tenu à assurer le curé Romanelli et la communauté paroissiale de l'église de la Sainte-Famille de sa "proximité spirituelle". Après avoir confié les disparus "à la miséricorde aimante de Dieu", le souverain pontife prie "pour la consolation de ceux qui sont en deuil et pour la guérison des blessés". Et le pape Léon XIV de renouveler son appel à "un cessez-le-feu immédiat" et son espoir "de dialogue, de réconciliation et de paix durable dans la région".
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En fin d'après-midi, le nombre de morts a augmenté, comme l'annonce le Patriarcat latin de Jérusalem : "trois personnes ont perdu la vie suite aux blessures infligées et dix autres ont été blessées, dont une dans un état critique et deux dans un état grave". Si le patriarcat condamne fermement "cette prise pour cible de civils innocents et d'un lieu sacré", il n'en demeure pas moins que "cette tragédie n'est pas plus grande ou plus terrible que les nombreuses autres qui ont frappé Gaza. De nombreux autres civils innocents ont également été blessés, déplacés et tués. La mort, la souffrance et la destruction sont partout." Il est dès lors urgent qu'un terme soit mis à cette guerre, pour que puisse débuter "le long travail de restauration de la dignité humaine". Et le patriarcat de lancer un nouvel appel aux dirigeants en mesure d'agir pour la paix.
Une condamnation sans équivoque
Dans la matinée du 17 juillet, l'Œuvre d'Orient (France) a réagi par un communiqué signé par son directeur général, Mgr Pascal Gollnisch. "Cette frappe n'est justifiée par aucun objectif stratégique. La paroisse a un rôle pacificateur et est au service de l'ensemble de la population." Et d’ajouter : "Cette action fait suite à l'attaque de Taybeh par des colons, sans intervention des forces de l'ordre israélien." Une action condamnée sans équivoque par l’association.
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Dans un communiqué, l'association belge Solidarité-Orient dit s'associer à la vive indignation de L'Œuvre d'Orient : "Nous condamnons résolument ce bombardement et interpellons les autorités belges pour qu'elles manifestent leur désapprobation." A l'instar de son homologue français, Solidarité-Orient exige des autorités israéliennes "qu'elles présentent des excuses et qu'elles assurent la sécurité des communautés chrétiennes."
L'association belge présente ses condoléances à l'ensemble de la communauté chrétienne de Terre Sainte, en particulier à Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, Patriarche latin de Jérusalem : "Nous les assurons de notre prière, de tout notre soutien et de notre proximité spirituelle avec les chrétiens de Gaza."
Priez et soyez attentif !
Préoccupés par la situation du village chrétien de Taybeh, en Cisjordanie, les patriarches latin et grec orthodoxe de Jérusalem s’étaient rendus sur place le 14 juillet, afin d’apporter leur soutien conjoint aux habitants du lieu. Depuis le village à l’est de Ramallah, ils avaient demandé "les prières, l’attention et l’action du monde, en particulier celle des chrétiens du monde entier".
Remerciant la vigilance des pompiers qui avaient réussi à éteindre l’incendie qui a pris près de l’église Saint-Georges, du Ve siècle, ils avaient décidé de joindre leurs voix à celles "des prêtres locaux – orthodoxes grecs, latins et melkites catholiques grecs – pour lancer un appel clair à l’aide face aux attaques répétées et systématiques de ces radicaux, qui ne font que se multiplier".
"Même en temps de guerre, les lieux sacrés doivent être protégés"
Et de revenir sur ces événements intimidants : "Ces derniers mois, les radicaux ont mené leur bétail paître dans les fermes des chrétiens à l’est de Taybeh – la zone agricole –, les rendant au mieux inaccessibles, au pire endommageant les oliveraies dont les familles dépendent. Le mois dernier, plusieurs maisons ont été attaquées par ces radicaux, qui ont allumé des incendies et érigé une banderole disant, en traduction : 'vous n’avez pas d’avenir ici'." Or rappelaient les prélats : "L’Eglise est présente fidèlement dans cette région depuis près de 2 000 ans". Et d’insister en faveur d’une "Terre Sainte mosaïque de différentes confessions, vivant ensemble pacifiquement dans la dignité et la sécurité". Car, "Même en temps de guerre, les lieux sacrés doivent être protégés."
A. T.

