« Ce pèlerinage s’est fait de façon un peu surprenante »: 75 Bruxellois ont rendu visite à Notre-Dame de Paris…


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« Ce pèlerinage s’est fait de façon un peu surprenante »: 75 Bruxellois ont rendu visite à Notre-Dame de Paris…
Il faisait chaud, ce 17 juillet, sur le parvis de Notre-Dame ©Signes des Temps
Par La rédaction
Publié le
4 min

C'était le jeudi 17 juillet. A 7h du matin, un car de deux étages démarre de l'église Sainte Alix, à Woluwe-Saint-Pierre, pour emmener 75 pèlerins de l'Unité Pastorale de Stockel-au-Bois à Paris. Philippe Mawet, l’ancien curé, était l’un des instigateurs de la démarche. Il nous en parle.

Nous avons voulu vivre ce pèlerinage au coeur de cette Année Sainte qui, bibliquement parlant, nous invite à "remettre nos dettes", c'est-à-dire à "repartir à zéro". Nous voulions être des "pèlerins d'Espérance" habités par le désir de vivre la joie de la Réconciliation et de la fraternité. A tous les étages de notre existence humaine.

Etre des pèlerins

Être des pèlerins, c'est d'abord se mettre en route. C'est faire l'expérience d'un déplacement qui nous met en mouvement. 

Être des pèlerins, c'est aussi se retrouver avec d'autres. Même si des pèlerins marchent seul, sur la route, ils les font en communion spirituelle et en solidarité avec d'autres. Ici, nous savions que nous étions ensemble et que beaucoup d'autres nous avaient confié leurs prières et leurs intentions.

Être des pèlerins, c'est faire la route en sachant qu'il y a un but: nous nous rendions à la Cathédrale Notre-Dame de Paris.

Trop tard pour la messe!

Chantiers et bouchons nous ont obligés à modifier quelque peu notre programme puisqu'un retard de 2 heures ne nous a pas permis de participer à la messe de midi. Qu'à cela ne tienne ! A peine arrivés, ce fut le temps de l'émerveillement et de la découverte de la Cathédrale restaurée. 

A travers le déambulatoire, le regard passe d'une œuvre d'art à l'autre mais surtout d'une œuvre biblique à une autre. Regardons ces icônes présentes dans une chapelle latérale et qui rendent présents les chrétiens d'Orient, victimes de beaucoup de persécutions. C'est aussi la redécouverte d'un mobilier liturgique résolument moderne Sans oublier les nombreux vitraux datant de différentes époques et qui sont sources de belle lumière. Il y a aussi l'orgue qui donne à la musique toute sa place dans la Cathédrale. De bas-reliefs redisent encore la dimension évangélisatrice de tout ce que proposent les oeuvres  d'art de la Cathédrale avec, à l'extrémité du chœur, "la Vierge à l'Enfant", appelée aussi "la Vierge du pilier"" vers laquelle montent les prières de tous les fidèles.

"Le Départ", le chapelet, le départ

Ce fut alors le repas de midi, pris dans deux brasseries parisiennes  situées à proximité de la Cathédrale et des quais de la Seine ( " Le Départ" et " Le Lutèce"). L’occasion de nombreux échanges avec d'autres pèlerins et d'un temps de convivialité avant de revenir à la Cathédrale pour la prière du Chapelet. Nous étions dans la nef, là où se retrouvent les priants et les fidèles avec Marie, "la première en chemin". Ce fut, aux dires de très nombreux pèlerins, un temps fort et dense. Ensuite, retour sur le parvis et vers le car avec un soleil qui devenait de plus en plus chaud. 

Philippe MAWET

"Ce que j'ai trouvé formidable, c'est cette foule!"

Ce fut une journée fabuleuse, c’est quelque chose qui nous dépasse totalement. Restaurée, Notre-Dame est encore plus belle qu’avant. Elle m’a beaucoup touchée. Ce que j’ai trouvé formidable, c’est cette foule ! Je sentais cette foule impressionnée par cette cathédrale. Elle regardait partout. Et en même temps, il y avait du silence et beaucoup d’intimité à l’intérieur du lieu.   

Marie-Madeleine Dierckx

"Cela m'a édifié"

Ce pèlerinage s’est fait de façon un peu surprenante. Au départ, je pensais que ce serait essentiellement un voyage touristique. Mais on nous a dit qu’il s’agirait bien d’un pèlerinage à Notre-Dame de Paris. Cela m’a un peu étonné. Cela m’a édifié aussi. J’ai été marqué de constater que tous les efforts accomplis par les artisans du Moyen Age se sont soudainement retrouvés compromis par un désastre. Finalement, c’est un peu comme dans nos vies. Et pourtant, le Royaume de Dieu reste présent dans le cœur des personnes. 

Ladislas della Faille

"Nous avons été envoyés en mission"

J’ai beaucoup aimé le côté spirituel. Au-delà de cette belle restauration culturelle, nous avons été fortement aidés dans notre démarche spirituelle : l’idée d’être pèlerin, la beauté de Marie… Nous avons été envoyés en mission, invités à être, à notre tour, bâtisseur.  A l’instar de ce que Sait François avait entendu à Assises : « va et reconstruis mon Eglise ».

Anne della Faille


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