Retrouvez le commentaire de l’Evangile du 6e dimanche de Pâques par l’abbé Philippe Dupriez: « Jésus, fin négociateur »


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Retrouvez le commentaire de l’Evangile du 6e dimanche de Pâques par l’abbé Philippe Dupriez: « Jésus, fin négociateur »
Par Abbé Philippe Dupriez
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Avons-nous perçu le délicat enseignement que Jésus nous fait pour rencontrer l’Esprit de Sainte Pentecôte? Depuis le début de notre Carême jusqu’à ce jour, Jésus s’est révélé en fin négociateur, gravant pour toutes les parties un projet pacifique durable.

L’homme "ne vit pas seulement de pain", nous était-il dit de la part de Jésus dans la liturgie du 1er dimanche du carême. Dès le 2e, au travers de l’événement de sa transfiguration, trois disciples bouche bée, contemplèrent une belle perspective en entendant de Dieu dans la nuée: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé; écoutez-le." Sitôt les esprits éveillés, déjà au 3e dimanche nous entendions "Convertissez-vous", et par une parabole Jésus présentait le vigneron aussitôt partant, cela autant que quiconque de nous peut en tout temps opter de le faire.

Toutefois, comme lors de nos déceptions, retombant de haut au 4e dimanche, la lourde réalité fut crue; pharisiens et scribes récriminaient parce que Jésus était homme à échanger et manger avec des publicains et des pécheurs, et il donnait en instruction de montrer le chemin du pardon, comme lui avec le minable ado prodigue revenu tête basse au bercail, amoureux aussi du frère aîné outré. Plus fort, au 5e dimanche, Jésus fit respect d’une femme adultère où tout supposait qu’elle ne pouvait qu’être condamnée.

Plutôt que de pardon comment s’étonner, au 6e dimanche, que tout se mut en une condamnation de Jésus le diablement contrevenant des bonnes règles. N’aurions-nous pas agi de la sorte devant si mauvais réalisme?

Or, les disciples ont été surpris par le rayonnement inattendu et éclatant de Pâques auquel depuis 2.000 ans nous sommes associés. L’événement de Pâques a tout basculé des comportements des désœuvrés disciples; en un désordre indescriptible, paniques, pertes pieds, éblouissements, se chevauchèrent. Et voici, Jésus comme infiltré par le trou de la serrure, se manifesta au cœur de la communauté transie, rendant mission aux découragés humiliés, en faillites.

Constatons que Jésus prend le temps nécessaire avec nos fragiles capacités de découvrir le monde de la paix. Aucun des échecs connus de Jésus, aucune de ses affres ici sur terre, n’ont freiné son objectif de nous mettre en communion avec son Père, et par le Souffle inextinguible de l’Esprit. "Mon Père est votre Père". Par votre attention, l’Esprit Saint vous consolidera.

Avec les apôtres, nous voici engagés en gens de l’Espérance. "La Terre et le Ciel" sont destinés, par l’audace du Christ, à être "UN" avec le Père et en totale confiance dans le feu ardent de son Amour. En pleine convergence, aimez-vous les uns les autres "comme mon Père est un en moi", annonça Jésus. Que l’appel ne tombe pas dans l’oreille de sourds!

Ô Christ, tu as brisé les portes du séjour des morts. Ton corps, désolidarisé du tombeau, reposait dans l’Espérance. Il a resurgi. Il nous montre le chemin de la Vie.

Abbé Philippe DUPRIEZ

Catégorie : Sens et foi

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